France, Language, vacances

Partir en vacances: le changement d’espoirs suivant l’emplacement

Cette discussion est inspirée par le podcast innerfrench.

Partir en vacances est un concept assez récent pour moi. Quand j’habitais en Inde jusqu’à ce que j’avais 30 ans, je ne suis jamais parti en vacances. Pas comme un adulte. Quand j’étais petit, nous sommes allés à une autre ville pour passer quelques semaine chez mes oncles ou ma tante. Et une fois, mon père m’a emmené à l’étranger, au Bangladesh, pour rencontrer ma grand-mère. Je crois que c’est la liste de mes vacances entières quand j’habitais en Inde. Bien sûr, au boulot j’ai eu les congés payés, mais c’était justement en papier. Ce n’était pas pour aller en vacances, mais pour mes loisirs. Pour aller au grand foire du livre ou les autres foires pendant l’hiver, ou bien allonger le séjour pendant la fête automnale «Durgapuja» quand il y aurait au moins de cinq jours fériés. Donc congés payés ont toujours été distribués pendant l’année, un jour ci, un jour là. Brefs, j’étais paresseux, c’était pourquoi je ne suis jamais parti en vacances.

Mais une grande partie des indiens n’étaient pas comme moi. Ils aiment leurs vacances et chaque année j’ai vu mes voisins ou les membres de ma famille partants en vacances à quelque part de l’Inde. Comme l’Inde est un pays géographiquement très divers, il y avait toujours tant de choix. Parfois ils sont allés au bord de mer, parfois aux montagnes, parfois au désert. Et aussi, comme la plupart des ménages hindous étaient religieuses, ils sont partis aux pèlerinages aussi.

À l’autre côté, quand je parle de vacanciers, c’est plutôt les gens qui habitaient dans une grande ville, qui travaillaient dans un bureau ou dans une usine, est plutôt les gens en appartenant à la moyenne-classe. Comme on sait, la plupart d’indiens sont pauvres, ils n’ont pas le moyens de partir en vacances. Et les bureaux qui offraient congé payés, il y avait toujours une choix de ne les prendre et être payé à la fin de l’année. Moi, j’étais aussi coupable de faire ça, mais seulement 2 ou 3 fois.

Pendant les années 80s et 90s, les gens sont partis seulement aux destinations bien connues. Cela a changé depuis la periode 2000-2010, quand tout le monde a été intéressé par les destinations moins connues, grâce à l’introduction des sites d’internautes sociaux comme Orkut et Facebook. Quand on partage les témoins de ses vacances, soit l’histoire, soit les photos, tout le monde voulait être unique, un peu plus distingué que les autres. Et voilà une compétition est lancée, de partager la meilleure photo, le meilleur plat, de porter le meilleur maillot. Et avec lancement d’Instagram, il fallait présenter chaque événement de son vie. Je ne juge pas ce que les gens aiment faire, mais c’était un des grands facteurs comment les indiens sont allés aux destinations moins connues.

Pendant ces années quand même, plus de 95% des vacanciers passaient leurs vacances en Inde. C’était seulement les hommes d’affaires, les célébrités, les bourgeois ou les politiciens qui sont allés passer les vacances à l’étrangère. Mais plus en plus, la moyenne classe en Inde a commencé à gagner beaucoup d’argent grâce à l’augmentation d’économie indienne. Avec cela, il y aurait eu une tendance de passer les vacances à l’étranger. D’abord les gens allaient au Ceylon ou Thaïlande, mais quelques sont-ils parti un peu plus lointain, en Afrique, ou en Europe. Venir à l’Europe, c’était toujours plus cher, mais les indiens qui travaillent à l’étranger, ils sont y allés passer leurs vacances. Mais pendant les dernières dizaines d’années, plus d’indiens ont passé leurs vacances à l’étranger qu’avant. Il faut aussi préciser une groupe démographique, c’est les retraités. Ces nouveaux retraités, ils ont du coup gagné beaucoup d’argent, leurs enfants ont déjà eu un boulot et n’habitent pas chez leurs parents, et donc ils sont partis en vacances de rêve, soit sur un voyage d’Europe, soit aux Etats-unis.

Mais pour moi, je n’étais pas associé avec ce changement parce que j’avais déjà quitté l’Inde en 2008 pour faire mon maîtrise en Angleterre, et ensuite y travailler. Comme un étudiant, ce n’était pas facile d’apprendre la tendance du monde britannique, mais quand j’ai commencé à travailler, ça a devenu très clair. Ici j’ai trouvé une culture tout à fait différente pour partir en vacances. Les Anglais aiment leurs vacances. Et n’importe quel rang de société on appartient, l’économie n’empêche personne de partir en vacances. Évidemment, certains ne veulent pas aller à l’étranger, mais beaucoup de foule y vont pour passer leurs vacances, surtout la population jeune. Pour moi, il parait c’est un phénomène culturel. Je suis dit que les américains ont une culture de prendre les vacances complètement différent, mais on n’en parle pas ici. En parlant avec mes collègues, qui appartiennent généralement à la moyenne classe, j’ai appris que les destinations préférées sont des îles espagnoles, mais aussi l’Égypte et le Turquie. Mais certains viennent plus lointains au Vietnam, Cambodge, en Côte d’Ivoire ou Cape Verde. Et aussi, il y a grande différence entre les voyageurs indiens et britanniques. À un côté, les indiens que je connaissais toujours disaient comment ses vacances sont tellement chers. À l’autre côté, les britanniques ne sentent pas d’honte quand ils expriment ils profitent d’un offres moins cher et quelles choses ont-ils gagné gratuitement. Comme leurs vacances, les britanniques aiment marchander pour un bon plan.

Et donc, grâce à la culture britannique de partir en vacances, j’ai été petit à petit inspiré pour aller voir les pays desquels j’ai beaucoup entendu. On a commencé par les endroits touristiques en Royaume-uni, et pour passer le miel à la lune, nous avons décidé de visiter Tunisie. C’était un vacances super! On a beaucoup appris sur visiter un étranger pendant notre séjour là. Dans un côté, il y a tant de choses à voir surtout les endroits des anciennes civilisations romans, tant de couleurs, tant de gens, la chaleur, l’eau chaud de la mer. Mais dans un autre côté, la vie là n’était pas comme la vie en Europe. Il y avait beaucoup de foule partout, les hommes pissaient sur les murs dans plein jour, les gens qui demandaient l’argent pour rien, maltraités chameaux et chevaux. La vie semblait un peu moins perfect, aimable quand même, mais moins idéal, plutôt comme la vie que j’avait avant d’arriver en Angleterre. En fait, ça m’a fait ressentir un peu triste car j’ai du choisir une mode de vie contre l’autre même si tous les deux étaient également spécial. Et aussi, après avoir été me marié pour quelques jours, je me suis rendu compte de la changement de la manière de voyager. Quand j’étais seul, j’aurais pu aller partout, sans peur, sans être inquiété, mais avant de se marier, c’était nécessaire de penser tout ça.

Quand notre aînée a reçu son premier passeport, on est allé en France la première fois. Ce n’est pas possible d’exprimer comment je ressentais parce que mes pieds se sont enfin sur le sol de le pays auquel j’ai toujours crû d’avoir un lien d’âme. Après ce moment surréel, nous sommes allés en vacances plusieurs fois en France, et aussi au Pays-Bas, en Belgique, aux îles espagnoles. Pus avons décidé de ne partir en vacances en avion jusqu’à ce que mes filles ont grandi. Donc comme d’habitude nous allons en France pendant l’arrivée d’été, et s’il y a plusieurs congés payés disponibles, on décide de partir en vacance mais dans le Royaume-Uni.

À mon avis, le dernier point sur les vacances sera ce que nous avons prévu pour l’avenir. Avant que notre aînée est née, nous avons considéré d’aller au île de Faroe. C’était nos vacance de rêve, sur ce département danois. Nous avons encore envie d’y aller un jour, mais ce ne sera pas possible avant que nos filles soient grandis. Il y a autres destinations, autres pays que nous voulons visiter, par exemple l’Inde, pour que ma femme et mes filles puissent rencontrer mes amis et ma famille. On a aussi envie d’aller aux États-Unis et en Australie. Nous faisons une liste de toutes les destinations. Moi, je crois qu’en liste n’est pas allez car je veux visiter chaque coin de terre, mais en même temps il faut être réaliste, de rester les pieds sur terre. Donc les pays sud-américains, les îles polynésiens, les pays de moyen-orient et les anciens états URSS, comme on les connaît- les stans — tout ça reste dans notre liste mais je ne sais pas si nous y irons un jour.

Partir en vacances est cher, même plus avec des enfants. Mais il faut, si on peut, voir le monde pour qu’on apprécie la diversité entre nous, et mieux comprendre l’un à l’autre. Nous pouvons voir que même si nous sommes différents — avec nos couleurs de peaux, nos langues, cuisines, cultures, vêtements, mais quand même nous sommes enfin tous pareils. Plus qu’on comprend les étrangers, moins on devient xenophobic. Est c’est nécessaire à cette époque d’avoir un peu d’humilité, un peu d’empathie. Il ne faut pas aller en vacances pour avoir ces qualités, mais apprécier une autre culture y contribue sans aucune doute. Donc pour partir en vacances, selon moi, il y a deux objectifs. Le premier, bien sur, est le divertissement, loisirs, s’amuser, se reposer. Le deuxième sera d’apprécier la différence entre les modes de vie qui existe dans le monde, et comprendre que malgré les différences, on est tous égales. C’est un grand chose à apprendre pour les enfants comme l’avenir reste dans leurs mains.

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French, Literature, short story

Une lettre de rupture

Chère Nicole

Peut-être ce sera la première fois et peut-être la dernière que je t’écris une lettre. Je crois que tu attends une décision après notre tchat ce matin. Et donc cette lettre. Une lettre, parce que si j’essaie de donner une autre forme à mes pensées, peut-être ça va porter un autre sens. Cette fois, et la dernière fois, il faut que je m’explique tant que possible.

Il y a des fois quand je me suis aussi souvenu que je ne sois pas un étant-humain, je ne m’exprime pas, ni parle rien plus de temps, et je reste assis comme une pierre avec un visage indifférent…Tout le monde va penser le même. Alors, j’accepte que c’était une faute…une faute très grave. Si grave que ç’a formé un mur entre nous. Et plusieurs fois, j’ai essayé de le briser. Mais je pense que comme tout mes autres essais, ce n’était pas assez. Je t’ai dite une fois, pour chaque argument je trouve deux ou plusieurs point de vus, et je trouve presqu’impossible à les exprimer quand je ne suis pas convaincu 100% moi-même. Alors, la silence!

Mais c’est aussi vrai qu’il y a des fois quand je ne trouve pas rien comme une réponse…je suis perdu dans mes pensées, en la cherchant. Dans le brouillard. Ce matin, c’était un moment comme ça. Je savais que tu as eu raison, et je cherchais les mots de m’exprimer…mais en vaine. Donc je n’ai pas pu rien dire sauf que la réponse agité, des mots mal formés, mal appliqués. Et tu sais mon combat avec les mots quand on parle. Tu aurait pu déjà trouvé que je raconte clairement quand j’écris quelque chose, mais quant à parler, je reste toujours se mué, surtout quand tu demandais une réponse toute de suite. Avant tout, ce serait une décision sur mon raison d’être.

Eh alors! Je respecte ce que tu as décidé pour l’avenir. Ou plutôt, qu’il n’y aurait plus d’avenir avec toi et moi ensemble si je ne change pas aussitôt. Tes mots résonnent même maintenant dans mes oreilles. Et aussi le son quand tu as jeté ta tasse trop chère contre le mur. Ça, mon amie, ça m’a complètement énervé ce matin. Je ne savais pas quoi faire, ou quoi dire pour te soulager, te calmer. Mais ce moment-là je me souvenais qu’il faut te donner une réponse. Je crois que ce sera mieux pour toi et moi, si notre chemins se séparent. Là, je suis tout à fait d’accord avec toi. Tu vois, il y a les sujets où on est à l’unisson!

Une séparation, parce que pour le lendemain, notre point de vus sont complètements différents. Oui c’est vrai qu’il faut marquer tes pieds sur terre, pour que tu pourras être souvenue, et faire les choses qui te font différente que les autres…Mais moi, je pense que tout ce que l’on fait dans sa vie quotidienne sont également importantes, également spéciales. Peut-être on ne sera pas bien connu, ou on ne fera pas quelque chose de différente que la foule, mais tout ce qu’on fait, ce n’est pas banale. Ou inutile. Pour moi, j’ai les autres espoirs, mais être réussite dans la vie n’appartient pas à cette liste. Pas sûrement comment le monde compte le succès. Mais oui, J’ai envie de se faire beaucoup d’amis. Ou, peut-être voir un nouveau pays. Apprendre jouer un instrument. Hautbois. Violon…pourquoi pas? Peut-être c’est la raison pourquoi je ne suis pas encore prêt pour te marier, et je crois que je ne serai jamais. Je n’aime pas être lâché, et malgré que tu es si libre, je crois que c’est exactement ça que tu veux faire.

Tu disais d’être préparé à tout quitter un beau jour et commencer à vivre pour moi-même. Alors c’était vraiment une bonne proposition. Mais je ne veux pas quitter ma passion qui me fait rêver…je ne peux pas arrêter à écrire…il y a beaucoup de choses qui ont eu lieu ces jours-ci, et travailler dans mon métier, ça me fait penser, m’appliquer. C’est un moyen d’être créatif, pas vendre mon âme…Tu veux me voir réussir dans la vie, mais tu n’es pas prête me donner le temps. Je ne suis pas intelligente comme toi, j’ai besoin d’assez de temps pour me réfléchir changer le chemin de ma vie. Plus tu me pousses, plus je me retire. Et donc, ma chérie, il faut que je m’en aille.

Mais Nicole, n’importe quoi qu’on décide de l’avenir, je te jure une chose — je n’ai jamais pensé mal de toi ni j’aurai jamais. Pour moi, voici une personne telle spéciale, celle, qui les mots ne suffisent pas expliquer. Comme je l’appelle, elle est en fait un ange, une vraie — la plus intelligente, la plus amicale, la plus sensible, la plus souriante, avec un cœur d’or. Quand je suis avec toi, le temps n’arrête jamais — les heures semblent-ils comme les moments, sauf pendant les silences. Avec elle, on se sent en confiance toujours, elle semble une éponge qui absorbe tout et laisse rien sortir. J’avais vraiment de la chance de rencontrer une personne telle spontanée…son esprit vivant, l’indépendance personnifié…c’est toi mon amie.

J’espère que tu trouves succès, bonheur et achèves ceux que tu toujours voulais faire…Et mon amie, j’espère qu’on reste amis, et n’importe où la destinée nous emmènera, à n’importe quelle partie du monde sommes-nous, l’amitié qui reste entre nous, ne s’évanouit pas avec le temps. Parce que d’abord nous étions amis, avant tout ça, pour presque toute ma vie. Peut-être nous sommes frustrés, mais nous partageons aussi les meilleurs moments de nos vies. Ces morceaux de mémoires seront toujours très cher pour moi…trop riches pour les abandonner. Comme je t’ai dite une fois, notre vie est comme les chemins de fer. Un moment deux chemins sont côte à côte, et le prochain, on est tout seul tant qu’un autre chemin nous joindre.

Et moi? Qu’est-ce que je vais faire? Alors être tout seul…c’est la vie. Tu peux me dire le mieux…mauvais plaisanteries et les dames flirteuses. Il y auraient mes livres.

Et une chambre vide. Mais en fait, tu peux y trouver ma télé, ma laptop et mon matelas sur l’étage. Calme et toute en blanche et bleue – comme tu as trouvé la première fois quand tu étais ici. Je vais garder ma chambre exactement comme ça.

Je ne sais pas encore! Mais d’abord il faut qu’on reste amis. Seulement si tu veux la même.

Ton amour fou

Jules


De:      Charbonnier, Nicole
Date:   Mardi le 29 février 2016 22h39
À:     Paget, Jules
Objet:  Rien de plus

Cher Jules

Merci pour ta lettre. C’est original!

J’ai pas rien de temps pour lire tout ça. Mais je peux quand même deviner l’idée générale.

Entre nous, c’est pas mon ambition qui est le problème. C’est ton ego. Un ego plus grand que ton habileté, et plus compliqué par une bite qui est trop courte! Tu as bien compris que j’étais frustrée, mais pas la raison, que tu m’as jamais satisfaite au lit. Et ton insécurité a nous empêchés d’être un couple libre, que j’ai suggéré plusieurs fois. Ça crève ton ego, parler du sexe. C’est pour les gens inférieurs, moins intellectuels, non?

C’est vrai que nous étions amis il y a longtemps, mais franchement je serai ravie de te voir t’en aller. N’attends pas pour moi. C’est génial ton offre de rester amis après la rupture, mais malheureusement je décline. Je te laisserai pas le plaisir de savoir tout ce qui se passe dans ma vie. Je vais trouver qq1. Un peu normale cette fois!

C’est fini. Punkt! Amuse-toi de ta nouvelle liberté. Et bonne chance avec le violon. T’en as besoin.

Nicole.

Ecris-moi une lettre de rupture

Choisis bien tes mots, choisis les justes
Comme un artisan prend
Son temps quand il ajuste…

— Lara Fabian, La Lettre
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