French, Literature, short story

Une lettre de rupture

Chère Nicole

Peut-être ce sera la première fois et peut-être la dernière que je t’écris une lettre. Je crois que tu attends une décision après notre tchat ce matin. Et donc cette lettre. Une lettre, parce que si j’essaie de donner une autre forme à mes pensées, peut-être ça va porter un autre sens. Cette fois, et la dernière fois, il faut que je m’explique tant que possible.

Il y a des fois quand je me suis aussi souvenu que je ne sois pas un étant-humain, je ne m’exprime pas, ni parle rien plus de temps, et je reste assis comme une pierre avec un visage indifférent…Tout le monde va penser le même. Alors, j’accepte que c’était une faute…une faute très grave. Si grave que ç’a formé un mur entre nous. Et plusieurs fois, j’ai essayé de le briser. Mais je pense que comme tout mes autres essais, ce n’était pas assez. Je t’ai dite une fois, pour chaque argument je trouve deux ou plusieurs point de vus, et je trouve presqu’impossible à les exprimer quand je ne suis pas convaincu 100% moi-même. Alors, la silence!

Mais c’est aussi vrai qu’il y a des fois quand je ne trouve pas rien comme une réponse…je suis perdu dans mes pensées, en la cherchant. Dans le brouillard. Ce matin, c’était un moment comme ça. Je savais que tu as eu raison, et je cherchais les mots de m’exprimer…mais en vaine. Donc je n’ai pas pu rien dire sauf que la réponse agité, des mots mal formés, mal appliqués. Et tu sais mon combat avec les mots quand on parle. Tu aurait pu déjà trouvé que je raconte clairement quand j’écris quelque chose, mais quant à parler, je reste toujours se mué, surtout quand tu demandais une réponse toute de suite. Avant tout, ce serait une décision sur mon raison d’être.

Eh alors! Je respecte ce que tu as décidé pour l’avenir. Ou plutôt, qu’il n’y aurait plus d’avenir avec toi et moi ensemble si je ne change pas aussitôt. Tes mots résonnent même maintenant dans mes oreilles. Et aussi le son quand tu as jeté ta tasse trop chère contre le mur. Ça, mon amie, ça m’a complètement énervé ce matin. Je ne savais pas quoi faire, ou quoi dire pour te soulager, te calmer. Mais ce moment-là je me souvenais qu’il faut te donner une réponse. Je crois que ce sera mieux pour toi et moi, si notre chemins se séparent. Là, je suis tout à fait d’accord avec toi. Tu vois, il y a les sujets où on est à l’unisson!

Une séparation, parce que pour le lendemain, notre point de vus sont complètements différents. Oui c’est vrai qu’il faut marquer tes pieds sur terre, pour que tu pourras être souvenue, et faire les choses qui te font différente que les autres…Mais moi, je pense que tout ce que l’on fait dans sa vie quotidienne sont également importantes, également spéciales. Peut-être on ne sera pas bien connu, ou on ne fera pas quelque chose de différente que la foule, mais tout ce qu’on fait, ce n’est pas banale. Ou inutile. Pour moi, j’ai les autres espoirs, mais être réussite dans la vie n’appartient pas à cette liste. Pas sûrement comment le monde compte le succès. Mais oui, J’ai envie de se faire beaucoup d’amis. Ou, peut-être voir un nouveau pays. Apprendre jouer un instrument. Hautbois. Violon…pourquoi pas? Peut-être c’est la raison pourquoi je ne suis pas encore prêt pour te marier, et je crois que je ne serai jamais. Je n’aime pas être lâché, et malgré que tu es si libre, je crois que c’est exactement ça que tu veux faire.

Tu disais d’être préparé à tout quitter un beau jour et commencer à vivre pour moi-même. Alors c’était vraiment une bonne proposition. Mais je ne veux pas quitter ma passion qui me fait rêver…je ne peux pas arrêter à écrire…il y a beaucoup de choses qui ont eu lieu ces jours-ci, et travailler dans mon métier, ça me fait penser, m’appliquer. C’est un moyen d’être créatif, pas vendre mon âme…Tu veux me voir réussir dans la vie, mais tu n’es pas prête me donner le temps. Je ne suis pas intelligente comme toi, j’ai besoin d’assez de temps pour me réfléchir changer le chemin de ma vie. Plus tu me pousses, plus je me retire. Et donc, ma chérie, il faut que je m’en aille.

Mais Nicole, n’importe quoi qu’on décide de l’avenir, je te jure une chose — je n’ai jamais pensé mal de toi ni j’aurai jamais. Pour moi, voici une personne telle spéciale, celle, qui les mots ne suffisent pas expliquer. Comme je l’appelle, elle est en fait un ange, une vraie — la plus intelligente, la plus amicale, la plus sensible, la plus souriante, avec un cœur d’or. Quand je suis avec toi, le temps n’arrête jamais — les heures semblent-ils comme les moments, sauf pendant les silences. Avec elle, on se sent en confiance toujours, elle semble une éponge qui absorbe tout et laisse rien sortir. J’avais vraiment de la chance de rencontrer une personne telle spontanée…son esprit vivant, l’indépendance personnifié…c’est toi mon amie.

J’espère que tu trouves succès, bonheur et achèves ceux que tu toujours voulais faire…Et mon amie, j’espère qu’on reste amis, et n’importe où la destinée nous emmènera, à n’importe quelle partie du monde sommes-nous, l’amitié qui reste entre nous, ne s’évanouit pas avec le temps. Parce que d’abord nous étions amis, avant tout ça, pour presque toute ma vie. Peut-être nous sommes frustrés, mais nous partageons aussi les meilleurs moments de nos vies. Ces morceaux de mémoires seront toujours très cher pour moi…trop riches pour les abandonner. Comme je t’ai dite une fois, notre vie est comme les chemins de fer. Un moment deux chemins sont côte à côte, et le prochain, on est tout seul tant qu’un autre chemin nous joindre.

Et moi? Qu’est-ce que je vais faire? Alors être tout seul…c’est la vie. Tu peux me dire le mieux…mauvais plaisanteries et les dames flirteuses. Il y auraient mes livres.

Et une chambre vide. Mais en fait, tu peux y trouver ma télé, ma laptop et mon matelas sur l’étage. Calme et toute en blanche et bleue – comme tu as trouvé la première fois quand tu étais ici. Je vais garder ma chambre exactement comme ça.

Je ne sais pas encore! Mais d’abord il faut qu’on reste amis. Seulement si tu veux la même.

Ton amour fou

Jules


De:      Charbonnier, Nicole
Date:   Mardi le 29 février 2016 22h39
À:     Paget, Jules
Objet:  Rien de plus

Cher Jules

Merci pour ta lettre. C’est original!

J’ai pas rien de temps pour lire tout ça. Mais je peux quand même deviner l’idée générale.

Entre nous, c’est pas mon ambition qui est le problème. C’est ton ego. Un ego plus grand que ton habileté, et plus compliqué par une bite qui est trop courte! Tu as bien compris que j’étais frustrée, mais pas la raison, que tu m’as jamais satisfaite au lit. Et ton insécurité a nous empêchés d’être un couple libre, que j’ai suggéré plusieurs fois. Ça crève ton ego, parler du sexe. C’est pour les gens inférieurs, moins intellectuels, non?

C’est vrai que nous étions amis il y a longtemps, mais franchement je serai ravie de te voir t’en aller. N’attends pas pour moi. C’est génial ton offre de rester amis après la rupture, mais malheureusement je décline. Je te laisserai pas le plaisir de savoir tout ce qui se passe dans ma vie. Je vais trouver qq1. Un peu normale cette fois!

C’est fini. Punkt! Amuse-toi de ta nouvelle liberté. Et bonne chance avec le violon. T’en as besoin.

Nicole.

Ecris-moi une lettre de rupture

Choisis bien tes mots, choisis les justes
Comme un artisan prend
Son temps quand il ajuste…

— Lara Fabian, La Lettre
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Politics, short story, UK

A Bemoaner’s Parable for Brexit

A good friend once told me this story:

There was a devout man. He prayed to God every day and thanked him for his existence on earth. He always believed that if he was in any kind of trouble, God will help him out. And so God did. One time when his child had fever, and he prayed and prayed. The next morning his child was cured completely; he even went to school. Or the other time when he ran into debt and after praying to God, he had the dream and found an untouched scratch card lying inside a book, and he won enough money to clear his debts.

One day our devout man was working in his office. It started to rain heavily around the lunch hour. The people thought the rain would stop soon. But it carried on, and the water started to rise. The banks of the river nearby had burst, and a flash flood followed. There was a TV at the pantry area in the corner. In the middle of share price displays, there was a woman on screen with an angelic face, making an announcement that everybody should leave the area straight away. Everyone in the office packed their bags and rushed to leave the building. Everyone but our friend. He started praying, so the disaster would stop. Colleagues tried to dissuade him, but he was firm in his belief. His colleagues thought he was mad, but he knew God will help him.

Half and hour went by. The water is gushing inside the building. The devout man is still asking God to put an end to this awful weather. There was a loud honk outside. A rescue truck is rescuing stranded people to take them up to high ground. Our friend looked out of the window.

“Hey there! Come downstairs, there’s nothing to worry. The water isn’t deep. We got you”
“Thanks, but I’m fine here. God will save us. You should pray as well“
“What nonsense! Come right now, we got other people to rescue and the water is getting higher”
“God will make it all stop. You’ll see. You carry on, help the others“
“You moron!“

And the truck drove away. The man went back to his prayer. Half an hour went by. The ground floor is under a waist deep water. A big siren and flashing lights outside. A fire engine is passing by. It comes to a halt as the fireman noticed the man looking out of the office window.

“Hang in there fella, we’ll get the ladder to you!“
“I don’t need your ladder. The God almighty will soon put an end to this.“
“What a load of rubbish! Get on the ladder now. We can’t stay here long, water will get in the engine“
“You save yourself my friend. God will save me. He always had in the past“
“Good luck to you on that.“

And the fire engine went away. The man was feeling a bit anxious now. Is God not happy with him? Has he done something wrong? “I promise I will pray more, dear God! It’s just the thoughts about work and family distracted me lately. But I will, once again, be your true servant“. He started praying more feverishly. Half an hour…then an hour went by. It’s getting dark, and there is no sign of the rain to stop. The water has come up to the first floor. Our man went to the roof, so god can save him. “Ah I see. He probably wasn’t planning to stop the rain. It must be a boat, like Noah’s, that will save me. I know now why God waited for so long. He wanted the water to rise so he can send the ark“. The man suddenly felt that God hadn’t forsaken him, and he was too blind to see it. He watched out for the boat, but was disturbed by a very loud whirring noise again—

A helicopter is circling over the buildings. Our man is suddenly flooded with shining light from the helicopter. They lowered the rope ladder, to rescue the last few stranded people. A booming voice came from the copter

“ Hello there! Grab the ladder carefully and climb up inside”.

The man thought that wasn’t the way he expected the help to come. And he refused. The pilot explained that he won’t be able to come back and he must escape. But our man refused. There will be a boat soon. The helicopter flew away.

The man started praying again. Minutes went by, then an hour. The water has risen to the roof. He is standing facing the sea of water that engulfed all buildings around. He is suddenly panic-stricken. That God wouldn’t help him this time. He started wondering what sins he had committed that God is annoyed with him. The water is rising fast. It’s up to his ankles, then waist and in a few more minutes he was standing with his chest under water. He held on to the handrails, knowing it’ll all be over in a few minutes. Faces of his wife and son flashed in front of his eyes. And that all his prayers didn’t manage to move God, that was more hurtful. He felt betrayed. With water almost up to his neck, he lets out a desperate howl, “Why dear God did you abandon me? I have always been faithful to you. What have I done wrong? Please help me!“

Suddenly there was a bolt of lightning. And a few more. The dark sky was lit up with electric blue flashes. Then, as our man looked up, silhouette of a man appeared, and the God spoke,

“Fucking idiot, who do you think alerted you of the flood, and sent you the truck, fire engine and the helicopter? I thinks it’s better to have no followers than the blind ones like you!”

He disappeared in the clashing and colliding clouds. The water isn’t rising anymore. The devout man gazed at the sky, awestruck.

“I was right! My lord has saved me again. I saw his face! I’m glad I waited until the very last moment” – he thought.

And then, there was a loud sigh, then out came a big wave, and the man was washed away into nothingness. Even the God had had enough of this delusional moron.


Over 17 million people voted for Brexit out of 46 million electorate. Within the first hour of the shocking morning of the 24th June, it was clear that all the promises and dreams of claiming back the glory land was a farce. The first lifeline was the desperate call for a second referendum. The second, the utter chaos that followed in the Tory and UKIP camp, as their bunch of lies came to light one after another. Then there was the High court and the Supreme Court ruling for giving MPs a vote to trigger Article 50. There were options for a soft Brexit with access to single market and free movement. And then the vote. The final say before it was all over. And it was. Thanks to the deluded 17 million, thanks to the jokers Farage and Boris, thanks to the scheming Daily Mail and Daily Express, and finally thanks to the bloody three-line whip from Corbyn, the fucking show is finally over. There’s no more lifeline; only the grim future with a racist molester as the main ally for UK. Or possibly the only ally left. The road to perdition starts here…
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Film review, media

Watching Nightcrawler: A wake-up call on media morality

Film poster

Poster for the film
Source: Den of geek

Films are a luxury these days, compared to the old times when they were a commodity. Writing a film review is easy now than it has ever been, as we cherish things that have become a rarity, and moreover, if I tried to write a film review when I watched more than one film a day, there wouldn’t have been enough hours in a day. After probably six months since watching a film, during the Christmas period, I watched Gnomeo and Juliet, and De rouille et d’os of Jacques Audiard. Then this weekend my eyes suddenly fell on a DVD while doing the grocery shopping in Morrisons. The blurb on the jacket suggested a gripping story of a freelance cameraman getting sucked into the underbelly of the LA criminal world. It had a promise of a crime thriller where the amateur cameraman uncovered the vicious criminal gangs. He did, but Nightcrawler was by no means a Hollywood good vs evil story. It is a far darker and sinister storyline that probably broke many stereotypes about Hollywood films produced over the years. It was an uncomfortable film to watch, and the effect is still lingering as I type these words.

Nightcrawler was released in 2014 so there is no spoiler alert here. And just reading these words won’t create the effect the film did. In short, Lou Bloom lives a destitute life in downtown LA, living off odd jobs but his hunger to achieve more, drives him to desperately start looking for newer means. One night as he was turned down a job where he sold stolen material, he drove past an accident scene and found a freelance cameraman filming the scene. Lou learns that by becoming a stringer — a freelance cameraman, he could earn easy cash. He buys a camcorder and a police radio scanner. After a few failed attempts, Lou captures someone shot in the neck and sells the footage to a news channel. There he meets Nina, the news editor. Her penchant for serving the story people want to see, mainly concerning affluent white families as victims in central LA neighbourhood areas gave Lou a clear idea what she’s looking for. As Lou starts to find success, his inner drive to do more, and Nina’s unrelenting support violating ethical boundaries of news reporting makes Lou take more risks, become more dangerous and desperate. He hires an assistant, and soon Lou realised that Nina is as desperate for his videos as he is for achieving something in his life. The film climaxes as they reach the scene of a shooting that would become breaking news, Lou hides the part of the tape showing the gunmen so he could film them getting caught another time, in another neighbourhood. After a shootout, one gunman escapes who is later killed by police after a chase that Lou and his assistant catch live, and Lou manages to trick his assistant in believing the gunman was dead. He gets shot and the gunman faces Lou, filming death of his assistant before police shot the gunman. Police later interrogate Lou but couldn’t prove that he hid the information. On the last scene, he’s seen to be running a new business hiring apprentices.

I remember watching Jake Gyllenhaal in October Sky and over the years, I thought he was Hollywood’s male version of Meg Ryan, having a face that never ages. Paired with the looks, he has a boyish voice that never developed into a baritone, like Tobey MaGuire’s. From that aspect, it was difficult to imagine Jake in a role that is so dark, and creepy. But at the end of the film, I was left wondering whether I’ve just watched the best career performance of Jake. He is a tour de force in Nightcrawler, it is not easy to watch, but that relentlessly uncomfortable feeling was Jake’s success. He lived and breathed in that character, emanating a sense of menace. Lou’s mannerisms, especially his business management parlance in almost every possible situation, paired with his obsessive expressions while covering the crime or accident scenes were uncanny, to say the least, and often monstrous. As he soullessly moved towards achieving one reckless feat to the next, his character shows no compassion or remorse for the victims. To him, they were just rungs of the ladder that will take him high up the corporate echelon he so painstakingly prepared himself for but was never allowed a break. He makes you squirm in disgust and enraged in hate. In the film, Jake looked almost emaciated, his bare arms uncharacteristically thin. I found out later that he lived on a diet of kale chips to lose all the weight. This brings to mind another virtuoso performances by Adrien Brody in The Pianist and Christian Bale in The Fighter, where the actors went to great lengths to mould their physique into the character they were portraying. Jake’s gaunt face, unassuming stature made him blend into the background of the film that all his expressions gained a new dimension. Nightcrawler is all about the superlative performance by Jake Gyllenhaal, and it is definitely worth watching just to watch him.

Yet, Nightcrawler is not just about Jake’s performance, it has plenty more to offer. The script is superb. It’s sleek, at times the suspense was too gripping to handle. And that is paired with fantastic night cinematography of LA, especially the long shots overlooking the city, or the crossroads. The film revolved around three central characters, and Rene Russo and Riz Ahmed played their part brilliantly to let Lou Bloom cast his dark spell on the viewers’ minds. Although a film is remembered by the actors’ performances, it’s the less praised behind the scenes work that makes the film successful. For Nightcrawler, this would be the scriptwriter and the director, for taking up a challenging subject. The film could be classified as Noir, with Jake Gyllenhaal as an anti-hero. It did not try to make him appear psychotic, and most of the Hollywood anti-heroes turn up, nor he dies in the end, nor he finds a sudden sense of morality and becomes the good guy in the end. Lou Bloom is a cutthroat optimist, he doesn’t let anything come between him and his success, he is desperate, and in the end, it shows that he gets away with all his unethical demeanour. A negative character not being punished at the end of the story — where does this stand on good vs evil? A non-ideal end made Lou Bloom more realistic, and thus more frightening. The other stereotype that was broken was the relationship between Lou Bloom and Nina. Hollywood hardly shows older women against younger men, unless it was like The Graduate, where the older female seduces the young actor. In Nightcrawler, Lou blackmailed Nina to get her to sleep with him. There is no love blossoming in there air, but just hard transactional relationship — Lou helps Nina keep her job, and he wanted sex in return. There are certain loopholes in the film that might interest the people who like finding gaffes, such as Lou getting away with hiding footage of the shootout from police, and CCTV evidence would easily have proved that he traced the killers and not the other way around. Also, confiscating his laptop would have shown that he searched for the car number plate. Yet, Nightcrawler will be remembered for the unforgettable acting by Jake Gyllenhaal, not the minor gaps in the storyline.

Finally, like moral of a fable comes a moment when you analyse a film with the present context and decide whether the film succeeds in conveying any message to its viewers that are relevant to our society. From this aspect, I’d hail Nightcrawler to have addressed one of the biggest perils of our society — of warped, directed and suggestive media reporting. Funnily enough, I remembered the Family Guy episode where Peter Griffin steals many Nielsen boxes and bargains with news channels how he wanted all the programmes altered. In reality, Nightcrawler is a stark reminder of the way media manipulates the truth, in order to make news sensational. Rene Russo in Nina personifies the uncouth, greedy media houses, where their viewership is fuelled by panic mongering and misinformation. The unfortunate events of Brexit and Donald Trump victory highlight the role right-wing media played in those two cases. In the case of Brexit, we saw Sun, Daily Mail and Daily Express wage a hate campaign against the migrants in the UK and against EU governance. The failure of the Leave campaign to deliver any of the promises only outlined the vacuous media bias towards Leave. They worked on people’s fear, and distrust and created an atmosphere of animosity within the country that has split the country for the foreseeable future. The same has happened in the USA as well, and the consequences much grave than Brexit. The willingness to go any lengths to twist the reality is very prominent in Nightcrawler. Although a sane mind doubts whether a news channel could lower themselves that low just to with some TRP, a present appreciation of the current situation only corroborates the message conveyed in the film. It should serve as a wake-up call to the viewers — or the customers of the media that unless the public collectively rejects the sensationalist media reporting, they will resort to more dangerous means, just as Lou Bloom did in the film, and it could do irreparable damage to the fabric of our society.

The thought that, what we watched in Nightcrawler is happening every single day at every single corner of the world, fills the viewer with an uncomfortable feeling. And that is the success of the film — the uneasiness, the queasy feeling that you get in your mouth after the film is over. Nightcrawler will be one of those films that I will be desperate to watch it again, but will never watch it ever, for the unpalatable truths that film makes us face, and we cannot just eject the disc and think — “It’s only a film”!

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Bengali culture, calcutta, France, religion, Travel

Bong Connection 2.0 : Rediscovering Calcutta in Lisieux

As the summer time approached, we were engaged in another holiday search; the destination was as usual France, so it wasn’t too far to drive, and we could enjoy the freedom of going anywhere we wanted, and anytime. We booked a camping site in a small village in Normandy called Le Brévedent. Normandy evokes a lot of familiarities, the most significant of them is, of course, the D-day landing sites. So our choice was made, that D-day beaches will definitely be the place not to miss. The first item sorted on the list, we were gazing through TripAdvisor and Visit Normandy websites to look for other attractions. There were many places to choose from — historic Caen and its patrimony related to William the conqueror, the famous Bayeux tapestry and other museums, the Riviera of Normandy Deauville-Trouville and Honfleur, picturesque small villages in Pays d’Auge region. Amongst all these difficult choices, almost by chance, I came across Basilique St. Thérèse de Lisieux, one of the most important places in France for Catholic pilgrimage. Our penchant for religious architecture made me tentatively put it on our list, although apart from looking at an elegant edifice almost reminiscent of Basilique de sacré-cœur in Montmartre, I had no idea about the place, its significance in Catholicism or what I’ll soon be discovering — an arcane connection between a remote catholic monastery in rural Normandy and me!

Spending most of my youth in Calcutta, the city is in my veins. A place I still call home, the city I’d not replace with any other place. In a world rapidly transforming at a lightning speed, it still didn’t bother me how Calcutta dug its heels in and held on to the character it portrayed for over last 300 years. The rickety facades along the bylanes of north Calcutta leading to an ocherous swathe we call Ganga, the fish markets of Gariahat where you desperately want to look close at the fish but don’t want the mud splatter on your new sandals, the central Calcutta with its confluence of nationalities and religions living in harmony and camaraderie, and to the swank South City shopping mall or affluent Alipore mansions — Calcutta has a vibe about it that I seldom found anywhere else. A perfect example of adopting a multilingual and multicultural personality without banishing its own inherent cultural roots and character, Calcutta is indeed a fatal attraction. And that attraction, or familiarity, is not just limited to India, but across the world. Apart from being known as the pearl of the British Empire in its heydays, and the perceived cultural capital of India, there is one person whose reputation has made the City of joy known to people from far corners of the world, not just amongst the intellectual circles, where most of the renowned Calcuttans belonged. That person is Mother Teresa, who’d soon be canonised as the Saint of the gutters. I don’t believe she cured the unknown Brazilian man long after her death, but she had nevertheless made miracles happen while standing by the poor and distressed population of Calcutta, who we never thought of while pontificating about the cultural richesse of our beloved city. Shadow under the lamp was a term we often used during our school years; Mother Teresa was the light to that darkness in a city where, despite old money from the Raj reigned, there were more and more people in poverty and destitution, especially during the war and after the partition.

It was during searching for her early life that I came across the name of Lisieux. Agnes wanted to be named after St. Thérèse de Lisieux, the patron saint of the missionaries; and through her life she followed the footsteps of Thérèse, devoting her life to the service of thousands, and inspire millions. So as the opportunity came to visit Lisieux drew closer, it was no longer a tourist destination – marvelling at the awe-inspiring architecture of Basilique St. Thérèse de Lisieux, but it was a pilgrimage for me as well, of a different kind, of witnessing the place where the journey began for Thérèse, and therefore for Teresa, one of the greatest ambassadors of the city I always call home.

The surprise didn’t end there. Lisieux highlighted another connection to Calcutta that I never thought existed. Carmel school for girls in Jadavpur is one of many high echelon missionary schools in Calcutta that boasts of excellent educational standards and alumnae. My friends, ex-colleagues, relatives — I knew many Carmelites. In fact, my own cousin is a teacher there, the familiarity is that close. I often heard their alumnae be referred as Carmelites but the term never made me delve further into its origin. Not until I learned that Thérèse joined the Carmelite order in Lisieux, a thirteenth-century order originated from monasteries in Mount Carmel near Haifa. Voilà! It was the Carmelite missionaries who were inspired by the success of the order in Lisieux, and travelled the world and opened new convents. Carmel in Calcutta is one of them. Now, there were two reasons that Lisieux became a must see place, as a place that popularised the Carmel convents across the world, and above all, pay visit to the Basilique St. Thérèse de Lisieux and the shrine of Thérèse, and understand who this young lady was, who made a profound inspiration on young Agnes, beckoning her to come to Bengal. I almost felt a sense of belonging to Lisieux without even being there, through the connections it has with Calcutta.

Our travel to Normandy was a nightmare involving a broken down car, rain, lost day stranded in a hotel with the entire week in jeopardy…so on the second day, when we were told that the car won’t be looked at until another day, our decision was made. With a replacement car, when we crossed the Seine on the bridge of Normandy, our holiday had suddenly become a reality again! The closest resemblance I could think of is when you wait for a cricket match and it rains, the pitch and outfield were all wet and you keep hoping that the match doesn’t get cancelled and after a long wait the sun suddenly makes an appearance, and although curtailed, it’s all ready to go ahead again. We had to shorten out plans to fit all the things we wanted to see in three days rather than four, but Lisieux was only 16km away, and en route the nearest McDonald’s; hence, our plan to visit Lisieux didn’t change.

After our trip to the nearest shopping our first day in Le Brévedent, on our way back to the camping site that I first noticed the Basilica. It was getting dark and the sky was overcast as it only stopped raining a while ago, and I had no clue where we were. But just as I looked around our car, the silhouette suddenly jumped out into our view. In that dim background, on the hill on our left situated the structure I already felt familiar, yet it looked like a surreal dream. There are moments when you see something remarkable and wished you had a camera in hand, and all I had in my hand then was the steering wheel. Yet, that view will be stored in my mind for a long time, if not forever.

Basilique St Thérèse de Lisieux

Basilique St. Thérèse de Lisieux

Two days later, on our way back from historic Caen, we decided to come to Lisieux. The eerie silhouette finally gained its shape, a shape that was familiar yet the size and grandeur was out of proportions from what was seen on a TripAdvisor page. The off white neo-Byzantine edifice was awe-inspiring, just as were the breathtaking intricate designs at the interiors and the crypt. The description of the building stops here as this is not a travelogue, and the rest can be found in any travel guide. On the contrary, it was my attempt to connect the dots in my mind, with a young Albanian nun starting her life of sacrifice and charity, her becoming an inseparable part of the persona of Calcutta, and therefore my existence and identity, and me standing there in the suburbs of a quaint town in Calvados country looking at the shrine of Thérèse, where this all began about 125 years ago. And another set of dots following the footsteps of the Carmelite monks, which would throw me much further back in history, at least 900 years and up to the genesis of Abrahamic faiths thousands of years ago.

And there I was, teleported to the daily life of Thérèse in Alençon, to her life in the monastery in Lisieux…walking along the sections in the crypt detailing Thérèse’s life, it started to cast more light on the early life of Agnes, and a striking similarity between the aspirations of the two women, to serve the most deprived and forlorn strata of the population…

If I ever become a saint, I will surely be one of “darkness.”  I will continually be absent from Heaven–to light the light of those in darkness on earth.” – Blessed Teresa of Calcutta

“I love the night as much as the day…I want to spend my heaven in doing good on earth. Yes, if God answers my desires, my Heaven will be spent on earth until the end of the world.” – Saint Thérèse of Lisieux

That was the revelation for me. My circle was complete. It became evident that these two extraordinary women took the same trajectory of life, making small changes to people’s lives that led to phenomenal transformations. I felt like Robert Langdon standing in front of the inverted pyramid in Louvre. I was standing at the place that spiritually inspired Agnes to come to Calcutta, the city she gave all her life to, and in turn transfused the traits of her self into the character of Calcutta that I imbibed. My pilgrimage was complete — the answer to “why of all saints, Thérèse de Lisieux?” had been found, as was the answer for who the Carmelite missionaries were.

I think the natural curiosity would set me on the course for the Carmelites monks all the way to Mount Carmel in Israel. But let’s not go that far yet…let’s first wait for a discussion on Palestine!

Disclaimer:


I thought that this post would need a few disclaimers on my motivation for writing this, and here they are…
 
1. Is this religious post?
No, it is about nostalgia with me searching for the influences on Calcutta and its image outside West Bengal.
 
2. Does this make me feel more religious?
I’m as raving an atheist as I ever was. I have a hate-hate relationship with religion where I don’t know religion thinks of me but I’m all in to send it away to somewhere like Azkaban, banished forever from human contact.
 
3. Less religious then?
No, I never was religious to become any LESS religious.
 
4. Why then I still visit religious sites?
Because despite their religious origin, I see them as brilliant examples of architecture and craftsmanship, erected by ordinary men for the extraordinary greed and hunger for power for their rulers. The same applies to my interests in religious texts as well.
 
5. So, do I support Sainthood of Mother Teresa?
Yes and No. No, because her deed didn’t need a convoluted story to establish her miracles. She made miracles happen to the lives she transformed. Perhaps Vatican needs to reassess their policy what they treat as a miracle. Yes, because if she did this for her religion, she deserved the highest acclaim the church could proffer. And her contribution meant actually life changing transformations through care and humility, not phoney cures with lights passing through a photo or any such trash.

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Bengali, Cuisine

কবসা : চটজলদি পোলাও মেড ইজি

বিলেতে আসার পর এখানে খাবার দাবারের চল দেখে খানিকটা ঘাবড়েই গিয়েছিলাম। রাস্তায় রাস্তায় আনাচে কানাচে “ইন্ডিয়ান” খাবারের দোকান, কিছু রেস্তোরাঁ কিছু টেক অ্যাওয়ে, রান্না হয়ে গেলে হয় বাড়িতে পৌঁছে দিয়ে যায়, আর না হলে গিয়ে নিয়ে আসতে হয়। কিছুদিন পর জানলাম যে ইন্ডিয়ান খাবার দোকানগুলো আসলে চালায় বাংলাদেশিরা, তাদের বেশির ভাগের বাড়ি সিলেটে। আর ইন্ডিয়ান খাবার বলে যা চালায় সেগুলো খেতে দারুন হলেও কেমন যেন অন্যরকম। মানে নামে ভারতীয় হলেও স্বাদে নয়। যেমন একদিন ভাবলাম ভিন্ডি ভাজি খাই ভাত ডালের সাথে, তো ভিন্ডি ভাজি যা এলো সেটা হলো গোটা গোটা ঢ্যাঁড়স খানিক পেঁয়াজ শুকনো লঙ্কা দিয়ে ঝোল। যাক এতো বাঙাল রয়েছে ভেবে খানিকটা উৎসাহী হয়ে পড়ে ভাবলাম এরা রেস্তোরাঁয় মুরগি মটন চালালেও নিজেরা নিশ্চই রুই কাতলা ইলিশ পাবদা সাঁটায়। আব্দার করলে খুব সম্ভব আপ্যায়ন করে খাওয়াবে। কিন্তু সে গুড়ে বালি। তারা অতিথিপরায়ণ হলেও তেমন বাঙালি খাবার খায়না, রেস্তোরাঁয় যা হয় সে সবই খায়। ভারতীয় রেস্তোরাঁ যে নেই তা নয়, তবে হাতে গোনা, তার সুলুক সন্ধান না জানলে খুঁজে পাওয়া দুষ্কর। মিল্টন কিনসে থাকার সময় খোলা বাজারে পেতাম ইডলি ধোসা এসব। আর মিল্টন কিনসে থাকার সময়ই দুর্গা পুজোয় ২ পাউন্ড প্রণামী দিয়ে পেট পুরে খিচুড়ি ভোগ বেগুনি আর রাতে পোলাও মাংস সাঁটিয়েছিলাম সে প্রায় ৭ বছর আগে। তারপর খোঁজ পেলাম লন্ডনে ওল্ড হ্যাম, ইস্ট হ্যাম আর নিউ হ্যামের। তামিল, মালয়ালি, পাঞ্জাবি খাবার ইন্ডিয়ান রেস্তোরাঁর মতো দামি নয়, তার সিকি কি আধা খরচে পেট পুরে খাওয়া যায় সেখানে। আর সেই লিস্টে শেষে যোগ হলো আরো দুটো জায়গা। প্রথমটা নিরামিষ, স্বামীনারায়ণ মন্দির লন্ডনে, আমার সাইট থেকে এক মাইল দূরে, আসা যাওয়ার পথে প্রায় প্রতি সপ্তায় ওই পথ দিয়ে যেতে হতো। কম পয়সায় দারুন খাবার, আর তার ওপর বুফে।  গুজরাতি নিরামিষ খাবার খেয়ে মাঝে মধ্যে আমার মতো ঘোর শাক্তও ক্ষনিকের জন্য ভাবতো এরকম খাবার পেলে নিরামিষাশী হয়ে যেতে আপত্তি নেই।  আর অন্যটা হলো সাউথ ইন্ডিয়ান খাবারের দোকান আমার অফিসের থেকে ১০-১৫ মিনিট দুরে।

এদিকে ভারতীয় হবার যা ঝক্কি এখানে, সবাই ভাবে সব ভারতীয়ই সঞ্জীব কাপুর, যে কোনো ইন্ডিয়ান খাবার চাইলেই তারা সেটা বানিয়ে ফেলতে পারবে, আর ভারতীয় খাবার মানেই বিরাট আয়োজন, পাতি পান্তা ভাত আর পেঁয়াজ কুচি ভারতীয় খাবার নয়। আবার গোটা কয় বন্ধু তাদেরকে যদি বলি শুঁটকি মাছ সাথে সাথে তাদের নাক কুঁচকে যায়।  তা সেই ভারতীয় খাবার রান্না করার তাগিদে বানিয়ে ফেললাম বেশ কিছু পদ বিভিন্ন সময়, তাতে আমার সহধর্মিনীর বিশেষ অবদান রয়েছে টেস্টার হিসেবে। সমস্যাটা হলো ভাত বা পোলাও কি বানাবো তাই নিয়ে। বাসমতি চালের পোলাও বেশ ভালোই হয় কিন্তু সেই গোবিন্দভোগ চালের পোলাওয়ের ধারেকাছে আসেনা তা। বিরিয়ানি বানানোর অশেষ ঝক্কি তার ওপর দুশ্চিন্তা রান্না হবে কিনা। বানিয়েছিলাম একদিন, স্লো কুকারে, ভালোই হয়েছিল কিন্তু রান্নার যা ঝামেলা হুট করে বানিয়ে ফেললাম তা নয়, প্রায় সারা দিন লেগে যাবে তোড়জোড় করতে করতে। এই অনেক খোঁজাখুঁজির পর পাওয়া গেলো সমাধান। কবসা। এটা পাকিস্তানী বা সৌদি রান্না, তবে গোটা মধ্য প্রাচ্যেই চল আছে, এর অন্য নাম হল মকবুশ। যে কোনো মাঝারি থেকে ঝাল মাংসের পদের সাথে খাবার জন্যে আইডিয়াল। আর এটা রান্না হতে যা সময় লাগে ভাত রাঁধতেও প্রায় একই সময় লাগে, শুধু প্রাথমিক যোগাড়যন্ত্রটুকু বাড়তি, আর তাও খুবই সামান্য। হলফ করে বলতে পারি যে ডাল আলুভাজার মত কবসাও এমন একটা পদ যেটা আমি বহুবার রেঁধেছি কিন্তু স্বাদে কোন তারতম্য হয়নি।

পাইন নাট

পাইন নাট/চিলগোজা

রান্নার রেসিপির আগে “কিন্তু”টায় আসি। কবসার মূল উপাদানটা পাওয়া হয়তো তেমন সহজ নাও হতে পারে। এখানে নাম পাইন নাট, হিন্দি নাম চিলগোজা। এখানে একটু খুঁজলেই পাওয়া যায় সব বড় সুপারমার্কেটে। পাইন নাট না পেলে আখরোট বা কাঠবাদাম (Almond) ব্যবহার করা যেতে পারে কিন্তু এবেলা বলে রাখি স্বাদ একরকম না হবার দায় আমার রইলো না আর :)।

উপকরণ যা যা লাগবে:
বাসমতি চাল ২ কাপ
চিকেন স্টক কিউব ২ তো বা চিকেন স্টক পেস্ট ২ চামচ
মাঝারি পেঁয়াজ ১ টা
রসুন ৬-৮ কোয়া
পাইন নাট ১/২ কাপ
মাখন ১/২ কাপ
জল ৪-৫ কাপ

প্রণালী

যদি চিকেন স্টক কিউব ব্যবহার করেন তো সেটা গরম জলে আগে থেকে ভিজিয়ে রাখতে হবে পুরোটা গুলে যাওয়া পর্যন্ত। পেঁয়াজ যত মিহি সম্ভব কুচি কুচি করে কেটে নিতে হবে। লম্বা জিরেজিরে নয়, অনেকটা ঝালমুড়ির পেঁয়াজের মত। চাল আগে ধুয়ে নেয়া যেতে পারে কিন্তু তাতে ফোটানোর জন্য জল কম দিতে হবে।  রসুন খোসা ছাড়িয়ে কুচি করে রাখতে হবে। রসুন বাটাও ব্যবহার করা যেতে পারে। আঁচে বড় কড়াই বসিয়ে পুরো মাখনটা গরম করতে হবে। পেঁয়াজ, পাইন নাট আর রসুন মাখনে সাঁতলাতে হবে ৫ মিনিট মত অথবা যতক্ষণ পুরো মিশ্রণটা হাল্কা বাদামী রঙ ধরছে। কড়াইতে পরিমাণমত জল আর চিকেন স্টক দিয়ে আঁচ বাড়িয়ে দিতে হবে জল ফুটতে শুরু হওয়া পর্যন্ত। জল ফুটলে চাল ছেড়ে দিয়ে আঁচ কমিয়ে কড়াই ঢাকা দিয়ে দিতে হবে। ব্যস আর কিছুই করার নেই, শুধু ১০-১৫ মিনিট মাঝে মাঝে চালটা নাড়িয়ে দিতে হবে যাতে তলা ধরে না যায়। চাল সেদ্ধ হয়ে গেলে আর জল মরে এলে কবসা তৈরি। যদি চাল সেদ্ধ হবার আগে জল শুকিয়ে যায় তাহলে কড়াইতে আন্দাজমত গরম জল দিয়ে দিতে হবে। জল প্রথমে বেশি দিলে ভাত গেলে যাবার সম্ভাবনা আছে, তাই শুরুতে একটু কম জল দিলেই ভাল।

কবসা

কবসা

যদি চিকেন স্টক নিজে তৈরী করেন তাহলে কবসায় কিছু মাংসের টুকরোও ছেড়ে দিতে পারেন। আর মাখনের পরিবর্তে মার্জারিন ব্যবহার করতে পারেন যদি মাখনের পরিমান দেখে আঁতকে ওঠেন। কোনো মসলা ছাড়াই কবসা যথেষ্ট সুস্বাদু, তবু মসলার স্বাদ পেতে হলে অল্প জায়ফল জয়ত্রীর গুঁড়ো ছড়িয়ে দিতে পারেন ওপরে। পুরো রান্না হতে লাগবে ২০-২৫ মিনিট বড়জোর, আর পোলাওয়ের পিছনে আদ্ধেক বেলা কাটাতে হবেনা। চটজলদি অন্য ধরণের ভাতের জন্য চেষ্টা করে দেখুন কবসা।

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Bengal, Politics

যাত্রাপালা : রঙমেলান্তি, ২০১৬ বিধানসভা নির্বাচন ও জনমত

ভোট নিয়ে আগে অনেক পরীক্ষানিরীক্ষা করেছি, সে জোড়া কুঠার (এ ম্যাওবাদী আসার অনেক আগের ব্যাপার বাপু, তখন তিনোমুল মানে মাঠেঘাটে ঘাসের মধ্যে ফুটে থাকা ফুলই জানতাম, কাজেই আমারে আবার ম্যাওবাদী বলে দেগে দেয়ার চ্যাষ্টা কইরেননা) হোক বা বেচারী বারে বারে জমানত বাজেয়াপ্ত হওয়া নেপালী বুড়ো (উঁহু, স্বাধীন গোর্খাল্যান্ডেও নেই)। ভোট মানে তখন লায়েক হয়েছি, আঙুলে কালি লেগে থাকল কদিন সেটাই বেশী আলোচনার বিষয়। তাপ্পর কলেজে তো সব অ্যাপল, রঙ আছে বললেই ক্যাল। তা সে ঠিকঠাকই ছিল, কলেজে রঙবাজি চালাতে গিয়ে নিজেদের মধ্যে লাথালাথি খেয়োখেয়ি না হওয়াই ভালো। গোল বাঁধল তিন সাড়ে তিন বছর পর, দুজন ছাত্র ইয়ার ল্যাগ খাবার পর। কলেজ তো গাজোয়ারি করে সংশোধনের জায়গায় বর্জন পলিসি চালিয়ে বসে রইল, এদিকে খাল কেটে কুমীর ঢুকে পড়ল, অ্যাপল হয়ে গেল লাল। ম্যাজিক নাকি! আরে অ্যাপল তো লালই হয়, লাল না হলেও রঙ চড়িয়ে হলুদ সবুজ পাশগুলোও লাল করলে তবেই না বাজারে খাবে! ব্যাস, ইয়ার ল্যাগ যে কে সেই বহাল রইল, মধ্যে থেকে আশেপাশের কলেজে নির্বাচনের সময় চলে এল বাস ম্যাটাডোর, লোহার রড উইকেট ইঁটপাটকেল সহযোগে সুষ্ঠু ছাত্র নির্বাচন ঘটাতে। সব কলেজ তখন সাহায্য পেয়ে লাল। আমরাও। অ্যাপল-ট্যাপল আবার কী!

এদিকে আমার তখন নিজেরও রঙ বাছার পালা। নেপালী বুড়ো হয়তো অতদিনে পটল তুলেছে। এ যেন ঘর রঙ করার টেনশন, সামনে ডুলাক্সের কালার চার্ট, কোনটা নি? তত্ত্ব-ফত্ত্ব জানিনা, ওই ইন-কিলাব-জিন্দা-বাদ শব্দকটাই রক্তে আগুন ধরিয়ে দিত। তারপর আবার কিনা শিক্ষিত বাঙালির পার্টি, অন্য কিছু করলে হয় অশিক্ষিত না হয় সিদ্ধার্থ রায়ের গুন্ডা, তাছাড়া কমরেড কথাটা শুনতে মন্দ না, সৌমিত্রও করে…আম্মো লাল হয়ে গেলাম। মানে ঝান্ডা ঘাড়ে ব্রিগেডে যাবার দলে নয়, এই বেশ নন্দন-কফি হাউস-পার্টি ম্যানিফেস্টো-অস্ত্রোভস্কি এইসব আর কী, পেটে লবডঙ্কা, কিন্তু পাক্কা আঁতেলের ভাঁজ মারার ইচ্ছাটা ষোলআনা। দাড়ি মুখ আর ঝোলা কাঁধে প্রেসিডেন্সি না যাবার আফসোস এখনো মনে দাগা মারে। সেই তখন থেকে যত্তদিন ভোট দিয়েছি সব গেছে লালে। এদিকে আবার কী কান্ড! পিসি এর তার সাথে বাওয়াল দিয়ে নিজেই পাটি গড়ে বসল। প্রচুর উৎসাহ ভক্তদের মধ্যে। কিন্তু ততদিনে মাথায় হার্ডওয়্যার হয়ে গেছে এ পিসি সে পিসি যে কোথায় কোথায় ডক্টরেটের কাগজ কিনে, না হয় গায়ে কেরোসিন ঢেলে বিনোদনে খামতি রাখেনা কিন্তু ভোট জিততে পারবে কিনা তা নিয়ে প্রচুর সন্দেহ। সেই আটানব্বই থেকে শুরু। আর পারছিনা গুরু। পরের তেরো বছর এ বলে আমায় দ্যাখ তো ও বলে আমায় দ্যাখ। তফাত হল গিয়ে ওই তিরিশ বছর ধরে যা চলেছে সেটা এখন হলমার্ক, সেই রেকর্ড ভাঙতেই হবে, এটাই টার্গেট। ভজহরি ফিল্ম কোম্পানির আমারো কি চান্সো মিলিবে না-র মত সব নিজের নিজের তামাশা দেখিয়ে আমাদের বেশ আনন্দ দিয়েছে অনেকদিন (কি! আনন্দ! পেয়াদা!)। তার ওপর আবার নতুন প্রজাতীর মহাবির্ভাব, বুদ্ধিজীবি। উরেববাস, তেনাদের মাথা এত বড়, তার ছায়ায় গোটা পচ্চিমবঙ্গো ঢেকে যায় যায়। এনাদের বচন শিরোধার্য, যা বললেন কইলেন জনগন হাপসে খেলো, পেট খালি তো কী বে! এর মধ্যে আবার আই ফোনের যুগে অচল নোকিয়ার মত সৌমিত্রদাদু চক্ষুলজ্জার বালাই না রেখে বলেই ফেল্লেন ভোটখানা বামফ্রন্টরেই দিয়েন। ফেলু মিত্তির বইয়ের পাতায় কতবার আছাড়িপিছাড়ি খেলেন সেই আহ্বান শুনে কে জানে। যাক এগারোর ভোটে গদি ওল্টালো, ভাবলাম এই শুরু হল পাগলের রাজপাট, ভাগ্যিস আমি আগে থেকে কাট মেরেছি। কলকাতা আর কলকাতা রইল না, মেছোবাজার হয়ে গেল্। নাহ, নিন্দুকে যাই বলুক, পিসি নিরাশ করেন নাই, কৌতুক নকশার ডবল ডাইজেস্ট সাপ্লাই দিয়ে গেছেন হরদম। উরেব্বাস রিম্পা-রুঙ্কা-ঝঙ্কা!!! আরে ওরা যে কল্লো চৌতিশ বছর সে বেলা? এ তো তৎকাল সার্ভিস, চৌত্রিশ কী চৌদ্দ বছরে ওদের রেকর্ড ভেঙে দেব। আর এদিকে জনগনের হাতে হ্যারিকেন। তবে জ্বালাতে হয়না, এতো শ্রীর ছড়াছড়ি, তাঁদের দ্যুতিতেই দশদিক আলোকময়। কিন্তু জনগন পড়েছে মহা ফ্যাসাদে। ননস্টপ খিল্লি দিতে দিতে গাল ব্যথা হয়ে গেছে কিন্তু থামার চিহ্ন নেই। কি করা? আবার মানুষের জোট হয়েছে এবারে, এতদিন মানুষ গান্ডু ছিল, এবারে তারা মানুষ হয়েছে। এইব্বার যাবি কোথায়? কমলা সবুজ লাল মিলেমিশে একাকার। আরে ছাগলরা, লালের সাথে লাল ছাড়া আর যাই জুড়িসনা কেন, জানিসনা লাল টা খালি ফ্যাকাশেই হবে? তবে কিনা বেশিরেড বলে তো কিছু নেই, লালে অন্য রঙ মিশলে তবেই না রেড কমরেড! বিজেপি নিয়ে বেশী কিছু বলা মানে সময় নষ্ট, বালের পার্টি বললেই যথেষ্ট। তা বেশ হয়েছে লাল আর বাল একদিকে। আরে পালটা বাকী রইল যে! ও সে তো ব্যস্ত কেষ্টোনগরে ছেলে ঢোকাতে। ফুল হাউস। আর নীল সাদা? পিসির দলকে নিয়ে কিছু বলার ধ্যাস্টামো নাই বা কল্লাম। নেতাদের নিয়ে তো কিছু নাই বা বললাম, তো কারা এই নীল সাদার বেয়াদপি দেখেও ওয়াহ ওয়াহ করছে?  কেউ আজন্ম পিসিভক্ত, পিসিকে একাধিক নোবেল দেয়া হচ্ছেনা কেন বলে সওয়াল করতে ব্যস্ত। আর একদল পাল্টিপারপাস, যে বিরিয়ানির প্যাকেট দেবে তার দিকে পালটি খাবে। কেউ কেউ আবার চারিদিকে তাড়কার ছড়াছড়িতে আপ্লুত হয়ে আহা আহা করছে। কী! বলতিস কিনা শিক্ষিত বাঙালির পার্টি, এবার দ্যাখ সালারা তোদের তিরেই (এই কেলো করেছি, আনন্দর মত তির লিখে ফেল্লামজে) তোদের ঘায়েল কল্লাম। কত বুদ্ধি দেখাতে হবে বল আরো বুদ্ধিজীবি ভাড়া করে আনব, কোথায় গ্যালো তোদের দেরিদা আওড়ানো বুদ্ধুবাবু? কী! অ সেও অবসর থেকে ফিরে পোচার করতে লেগেছে? আর কত খেল দেখাবি বাপু। ছিল খালি আমাদের সুমন নিজের ফেলা থুতু চাটার জন্যে, সেখানেও তোদের প্রার্থী দিতে হবে? কি কম্পিটিটিভ রে বাবা। অতঃ কিম?

এখন যদি প্রশ্ন করা যায় এই তুঘলকী ক্যাওড়ামোর জন্য কে দায়ী তা সে হলাম গিয়ে আমি আর আপনি। আমরাই চৌত্রিশ বছর জুলুমবাজি দেখেও কোনো যোগ্য বিকল্প নেই এই অজুহাতে একটা সরকারকে ক্ষমতায় রেখে এসেছি। আমরা মুখে বলি কম্যুনিস্ট, জনগনই সবচেয়ে বড় অস্ত্র, সর্বহারার মুখপত্র। অন্যদিকে সংগঠন চালানোর সময় চুড়ান্ত শ্রেনীবৈষম্য, শহরে আওড়ালাম নেরুদা-দেরিদা আর গ্রামে পুষলাম হার্মাদ, এতে সংগঠন রইল কিন্তু শহরের বাইরে প্রান্তিক মানুষের ঠিক তেমন কোন সার্বিক উন্নয়ন আর হলনা। বরং আজ যা অবস্থা তাতে বলা যেতেই পারে যে যদি কম্যুনিস্ট সরকার চান তো সিপিএমকে দয়া করে ভোট দেবেননা। ২০১১য় কিন্তু পিসির গদীতে বসার কারণ গ্রামাঞ্চলের মানুষের লালের ওপর থেকে ভরসা একদম চলে যাওয়ায়। সেদিক থেকে দেখলে, ১১তে সর্বহারার পার্টি কিন্তু তৃনমূলই। সিঙ্গুর নন্দীগ্রাম আনতে গিয়ে ছিপেম তখন জোতদারের প্রতিভূ। কিন্তু শহুরে মানুষের ভোটে তো সরকার পাল্টায়না, পাল্টায় গ্রামে। তাঁরা এখন কোথায় যাবেন? আগে যারা লালের হয়ে ঝান্ডা আর ডান্ডা বইত, হাওয়া বদলাতে তারা এখন নীলে। যে পুষবে তারা তাদের। কাল বিজেপি পরশু হয়তো আইসিস। তারা আগে ধমকাত লালে ছাপ না মারলে, এখন নীলে না মারলে। কোথায় দেবেন? যদি মনে করেন সব প্রার্থী ভুষিমাল তবে সবার নিচে চুপচাপ অপেক্ষা করা নোটা তো রয়েছে আপনার পুষে রাখা বঞ্চনা হেনস্থা সবকিছুর বিরুদ্ধে কথা বলার জন্য। সবাই জানুক যে পশ্চিমবঙ্গে নির্বাচনযোগ্য দল নেই কোন। যাত্রাপালা দেখিয়ে ভোট টানা আর যাচ্ছেনা তেমন। ক্ষমতা চলে যাবার ভয়ে সবাই গলবস্ত্র। তাই এ বলে নারদ সত্যি হলে টিকিট দিতামনা তো ও বলে হাত কেটে নেয়াটা একটু অন্যায় হয়েছিল বটে। তবে নোটা যে তেমন জনপ্রিয় হবেনা বলাই বাহুল্য। শহরে প্রচুর অ্যাক্টিভিস্ট তারা দুনিয়া পাল্টানোর স্বপ্নটপ্ন দেখে, নোটায় তারা ছাপ মারতেই পারে, কিন্তু দুশ পরিবারের গ্রামে নোটায় বোতাম টিপে পার্টির চক্ষুশুল হলে তখন এমার্জেন্সিতে হাসপাতালে বেড জোগাড় করে দেবে কে? সাধের বানানো বাড়িতে আগুন লাগানো রুখবে কে? ছেলেমেয়ে স্কুলে যাবার সময় তাদের নিরাপত্তা দেবে কে? সেখানে তো আলিমুদ্দিনেরও জোর খাটেনা, হরিশ মুখার্জিরও না। জোর হল লোকাল লিডারের আর তার বাইক বাহিনীর। তাহলে বিকল্প কী বা কে? চোখে পড়ার মত একমাত্র বিকল্প বলতে গেলে তো দিল্লিতে আপ সরকার। তারা নিতান্তই শহরকেন্দ্রিক, কলকাতা আলাদা রাজ্য হলে বলতাম আপ-এর মডেলে সরকার গড়তে। অঞ্চল, রাজ্য, ভাষা সংস্কৃতির গণ্ডি পেরোনোর মত রাজনৈতিক মডেল আপ-এর নেই। গ্রামের গা জোয়ারি রাজনীতিতে সে মডেল চলেনা। অগত্যা? নোটা ছাড়া তো কোনো গতি দেখা যাচ্ছেনা। এদিকে শহরে সিট অনেক, সেগুলো নোটায় খুইয়ে বসলেও গ্রামে যে জিতবে সরকার তো গড়বে তারাই। গোটা রাজ্য নোটায় ভোট না দিলে শঠে শাঠ্যং হবার কোনো উপায় নেই। তবে হ্যাঁ কালসাপ বিজেপি থেকে দুরেই থাকবেন, তাদের পয়সা দেয়ার লোকের অভাব নেই, খানিক পা রাখতে দিলে তখন দু দলই লোপাট হয়ে যেতে বেশি দিন লাগবেনা।  তখন দেখবেন কেমন মজা। আদ্ধেক রিফিউজিদের ডান্ডা মেরে পাড়া থুড়ি দেশছাড়া করার মতলব তো নরেন মুদি রাখঢাক না করেই বলে দিয়েছে। তবে তাদেরকে আর আলাদা করে সাম্প্রদায়িক বলা যাবেনা, ভোটের লোভে সবাই সাম্প্রদায়িক।

উপায় কি নেই? নাকি আসলে জনগনই বেশি চালু, লিডারদের বাঁদরনাচ নাচিয়ে তারাই রক্ষা করছে গণতন্ত্র? সারদার মত বড় মাপের কেলেঙ্কারী (তবে সারদা একা নয়, চিটফান্ড কোন সময় থেকে শুরু হয়েছে তা খুঁজতে গেলে কিন্তু আবার সেই গত চৌত্রিশ বছরের দিকেও আঙ্গুল উঠবে) না ঘটলে সরকার কে গড়ল তাতে সাধারণ মানুষের কি তেমন কিছু ছেঁড়া যায়? দশ-বিশ হাজার টাকা ঘুষ দেয়াটা তো জলভাত কোনো কাজ করিয়ে নেয়ার জন্যে। সে যে পার্টিই ক্ষমতায় থাকুক সেই ট্র্যাডিশন সমানে চলে আসছে, আসবেও। তাই হয় নোটায় ভোট মারুন, নাহলে নিজেদের মধ্যে যোগসাজস করে এমন ভাবে ভোট দিন যাতে যেই জিতুক পাল্লা যেন প্রায় মাঝামাঝি থাকে। তাহলে তিন দলই কাজ করে দেবে, কম পয়সায়। এদের হাতে যত ক্ষমতা দেবেন, ছিনেজোঁকের দল শুষে নেবে আরো বেশি বেশি। নেতাদের তটস্থ রাখুন যাতে তারা মানুষকে সমঝে চলে, উল্টোটা নয়। কাজেই বলি কী, বাইরে যে পার্টি যা রঙই হোক না কেন ভেতরে সব্বাই কালো– নিটোল মাকাল ফল। কাজেই ধড়াম করে দুই কী পাঁচ কী সাত না খুঁজে সবার শেষে পড়ে থাকা নোটা-টা নিয়েও একবার ভাববেন, আপনার পরিবত্তোন আপনিই আনতে পারেন, অন্যের ঘাড়ে বন্দুক রেখে “যত্ত গাড়োলের দল, এ পার্টিকে কে ক্ষমতায় আনলো” জাতীয় তত্ত্ব চায়ের দোকানের বাইরে কেউ খাবেনা। অ্যাপল হয়ে যান সব, বলুন লাল নীল সবুজ গেরুয়া কারুক্কে চাইনা। আমি ভোট দিলে এবার আর লালে নীলে না, সিধে নোটায় মারতাম। আপনি কোথায় দেবেন?/span>

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Education, India, Politics

The JNU protests with the context of nationalism

JNU students protests the arrest of the JNUSU president Kanhaiya Kumar

JNU students protests the arrest of the JNUSU president Kanhaiya Kumar

Thank goodness that this was JNU, not Jamia Millia Islamia, so the students were arrested by plain dress policemen inside the campus and were charged for sedition and their social network profiles are pasted all over Internet as the traitors of India. On the contrary, if they were from Jamia, perhaps the students would have been branded as members of SIMI or potential terrorists. Whilst there were reasonable doubts over Guru’s role in the attacks, the curtain of secrecy around his execution is definitely not a shining example of Indian judicial system. This is not the first time someone voiced concerns over his conviction and execution, but perhaps twenty-something students are much softer targets of the state than the seasoned politicians and stalwarts in the legislative procedures. Needless to say his execution took far too long, but the sudden and secret operation, tantamount to assassinations of Soviet era political dissidents, was not without political motives. If Afzal Guru was proven a terrorist beyond doubt, he should have been executed when he was convicted. It didn’t have to be done hidden behind an iron curtain. How the government wrapped the news around secrecy, didn’t inform his family, or denied a funeral, the integrity of the government was definitely questionable, especially approaching 2014 as all political parties were keen to prove their good intentions to the electorate.

DSU, the hosts of the cultural programme are a leftist student body, and they used the occasion to debate and discuss the systemic killing of Afzal Guru. A bold decision indeed, where the presence of socialist voice in most part of India is in decline. Perhaps the decision to commemorate the occasion was spurred by the reference of Afzal Guru during the Hyderabad university protest and the death of Rohith Vemula, another victim of state sponsored oppression that created an uproar but soon fizzled out and forgotten, with no action against the Uni authority who rusticated Rohith.

Smriti Irani said the anti-India chants were insults to mother India. So did Rajnath Singh, the home minister. Not sure who that fabled mother India is, she must be a polyamorous person, sleeping around with everyone’s fathers. When thousands of years before, the poet wrote Janani janmabhoomischa swargadapi gariyasi, he didn’t confuse the identities of mother with the land one is born. The personification or to be specific, maternalisation of India is yet another subtle way of splitting the society at least in two fragments — ones who are okay to accept it, and most of a billion population belongs to this side, and those who don’t. Mother India, Mother Nature, Mother Earth…the examples are boundless across the world, in every region, every culture. To carry on with the practice in the name of heritage and culture is basically an easy way of indoctrinating nationalist feelings from an early age. Country is your mother, so criticising your country is tantamount insulting your mother — the logic is simple and effective. And we like cheap drama, or nautanki, as proven by the success of soaps. So, the slogans were defaming the motherland etc are all bogus arguments altogether, in order to gain political mileage and appease the crowd that is already biased through a systematic brainwash from childhood.

If a nation is greatly offended by someone challenging the national unity and integrity, that definitely raises a question on the integrity of the nation itself. To truly become a country that is a champion of unity and integrity, the country will have to progress including everyone, not differentially. Incidents like JNU protests question and point at the shortcomings, where the systems and psyche of the nation still have a long way to go before we can truly proclaim ourselves as a diverse yet united country. Perhaps, this was also an occasion to remind ourselves that the nation can be the biggest terrorist – and there are numerous examples across the world – as the country and its government and institutions are the ultimate voice, and it can control the voices that speak against it. Sedition is a blunt concept in this day and age. It only tells if the legal system is at par with the reforms needed for the twenty first century. There were no threat to the country or any violence that ensued the claims, people were debating views and ideas, not dealing ammunitions. The charges against Kanhaiya Kumar will not hold ground during the court hearing, and he will probably be discharged without any conviction. Looking beyond the anti-India chants and claiming to immortalise Afzal Guru, there was an attempt to defy the government, defy the legal system. Defy the fact that no matter who is in power, a nation is still merely a puppet of the whims and avarice of the politicians who run it. It was a protest against the preferential treatment by the government and at large, the public. We act based on the bias in-built within us.

If there were any group of population who are and has always been vocal against such atrocities are students. They are the harbingers of change, the visionaries of tomorrow. The outcry to tarnish all protesters in the same colour is both foolish and dangerous. Even though the charges against the arrested students won’t hold water in court, social vigilantism spread their profiles and images all across the country. And needless to say, in a prejudiced country like India where people still ask age, religion, father’s name, mother’s name, husband’s name for a job application, where equal opportunity is perhaps merely a word in the HR strategy document gathering dust in a locked cabinet, these students will be discriminated against for a long time.

And then there are the right wing student unions like ABVP, they are getting the mileage they wanted on a national platform, whilst the student movements have historically been mostly left wing. Without a direction and vision, their agenda of inciting hatred against the protesters have struck the chord with millions of students, who would now subscribe to their ideology. The ABVP treats themselves as the sole spokesperson of nationalism at university campuses, and in fact their role during the debate was undemocratic, by trying to overrule a meeting that was approved for, by directly threatening the university governing body.

We Indians have a great tendency and ability to paint everything in the same colour. We do not treat issues singularly, but collectively. So, the outcry to shut down JNU is widely endorsed, people voicing concerns over the injustice in India are anti-nationalist and the protestors are traitors to the motherland. And the treatment they received from the country collectively — be it the media, politicians, police or public, just proves their point. They exposed the system and its divisive position. People voiced their opinion against anything undemocratic, before India was independent, and after. However, in the new Swachh Bharat surge, it appears that such thoughts and protests have suddenly become undemocratic, and therefore need to be swept under the carpet. So, rather than condemning the DSU student union for their villainy, we should pat their backs for standing strong against all adversities, and being bold enough to choose an occasion that aptly demonstrate the shortcomings of the legal system and human rights in India.

A caricature on the legal system in India

A caricature on the legal system in India

Also, glorifying another country, even if they were deemed your enemy, does not count as sedition. If Pakistan has done something praiseworthy, people can say good things about them, just as it was found that the government finally passed the Hindu marriage act, allowing Hindu marriages as official. However, the JNU protesters went beyond this, and voiced anti-India chants that mainly caught the media attention. What the BJP government and their ABVP sidekicks are turning a blind eye on, is they cannot make someone love their country, nor can anybody else. Forcing someone to say Bharat mata ki jay does not prove they are proud of their country, but it is tantamount an abusive husband raping his wife night after night and boasting during the day how much she loves him!

It is not necessary to love the country one is born in. It is most likely, as there is a bond developed since the childhood that is mainly nostalgic rather than informed, but that does not mean that people cannot change their opinion later on. Think of North Korea or Saudi Arabia, can the citizens there love their country with the rogue people running it? More oppressive the state becomes, more vocal the voices of the public need to be, before the country truly becomes a place one can be proud of.

The same can be said about the Kashmir debate, which was another reason why the sedition charge was brought in. It is almost comical how the rest of the nation has unanimously decided that Kashmir is part of their country and even debating the subject is sacrilege, although they tactfully exclude the views of the Kashmiri people, whose fate were being decided by the rest of India whether they should stay a part of India. The government doesn’t even recognise what the Kashmiri residents think, let alone arrange a referendum. With the unfortunate disaster at Siachen glacier recently, I wonder how many centuries it will take the fools across India and Pakistan to stop wasting exorbitant amount of money in protecting a border whilst that money could be utilised in progressing the country forward, improving hundreds of millions of lives who still lacks basic necessities of life – food, clothes and shelter.

A University is the ideal platform for such poignant debates, as what we learn in the courses are hardly ever used afterwards, but we we learn from classmates of various location, background and views shape the person we become in the future. Whatever and whoever the DSU supporters have discussed, disputed, criticised or defamed, that could have been countered with an equally critical discussion of their actions and agenda. Also, this has become a platform for all political mudslinging, where depending on their political clout, the parties are extending support or criticising, rather than leaving it as a debate between two politically opposite orientated student unions. There are a multitude of conspiracy theories going around for both sides — about the protesters shouting anti-India slogans coming to campus days before, or the ABVP activists in the DSU rally saying anti-India chants — digressing from the fact that this is not an issue to start a witch hunt, but to reflect the truth behind the claims and debate how the society can progress. Sending police in plain dress and arresting student body president just exemplifies the point these students have been trying to prove — that India is fast becoming an oppressive state and anyone who dares to speak against the government or the country will be publicly persecuted. Let’s hope that the protests such as this keep continuing all across the country, to challenge the government of its actions and the public at large, to change their age-old ideas about nationalism and love for motherland. It’s time we share the social profiles the Bhakt media spread over internet to show they were anti-nationals, to spread the excellent work they have done for human rights in India, and for its better future.

1. Speech from Harsh Mander, a social worker and a writer while attending the protest rally against Police arrest in campus
2. The translation of Kanhaiya Kumar’s original speech
3. A write-up in Bengali regarding the JNU protests, criticising the Government stance, with the header“Musclemen cannot invoke love for nation”
4. An account of the protest, as witnessed by a JNU student present actually present during the protest

The only moot point is that with the advent of technology, we are fast becoming net-activists. We are exasperated at something, we act on it, we criticise, and then within two weeks, that lesson is forgotten. We go back to our daily lives, or find another issue to fight about. We don’t fight hard enough to bring a closure. It’s like thousands of matchsticks are lighting up and put out, and failing to light the candle with a raging fire that the country needs to cleanse the injustice gathered over centuries. To make it really happen, people are needed to come down in the streets, be visible, be heard — revolutions cannot start from the confines of the room.

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