Literature, short story

Three Pumas – a drabble

Thursday 18:15. I was driving on the QE2 bridge, when I noticed three Pumas in the sky. They were heading towards the bridge, and were flying really low. In the rose tinted sky, they looked ominous. I drove on, with bated breath. They were just above the mast!

No missiles split the bridge in two, no cars ahead morphed into Transformers, no sign of Godzillas behind me! Just the dull blade slaps through the window. The choppers went north, and we all headed Kent. I told myself again, life isn’t Dolby Digital!

Must’ve noticed my Batmobile. Gotham is safe again!

Courtesy: Rob Lovesey, The Squadron Helicopters of RAF Benson performing at the RAF Benson Families Day 2011

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French, Literature, short story

Une lettre de rupture

Chère Nicole

Peut-être ce sera la première fois et peut-être la dernière que je t’écris une lettre. Je crois que tu attends une décision après notre tchat ce matin. Et donc cette lettre. Une lettre, parce que si j’essaie de donner une autre forme à mes pensées, peut-être ça va porter un autre sens. Cette fois, et la dernière fois, il faut que je m’explique tant que possible.

Il y a des fois quand je me suis aussi souvenu que je ne sois pas un étant-humain, je ne m’exprime pas, ni parle rien plus de temps, et je reste assis comme une pierre avec un visage indifférent…Tout le monde va penser le même. Alors, j’accepte que c’était une faute…une faute très grave. Si grave que ç’a formé un mur entre nous. Et plusieurs fois, j’ai essayé de le briser. Mais je pense que comme tout mes autres essais, ce n’était pas assez. Je t’ai dite une fois, pour chaque argument je trouve deux ou plusieurs point de vus, et je trouve presqu’impossible à les exprimer quand je ne suis pas convaincu 100% moi-même. Alors, la silence!

Mais c’est aussi vrai qu’il y a des fois quand je ne trouve pas rien comme une réponse…je suis perdu dans mes pensées, en la cherchant. Dans le brouillard. Ce matin, c’était un moment comme ça. Je savais que tu as eu raison, et je cherchais les mots de m’exprimer…mais en vaine. Donc je n’ai pas pu rien dire sauf que la réponse agité, des mots mal formés, mal appliqués. Et tu sais mon combat avec les mots quand on parle. Tu aurait pu déjà trouvé que je raconte clairement quand j’écris quelque chose, mais quant à parler, je reste toujours se mué, surtout quand tu demandais une réponse toute de suite. Avant tout, ce serait une décision sur mon raison d’être.

Eh alors! Je respecte ce que tu as décidé pour l’avenir. Ou plutôt, qu’il n’y aurait plus d’avenir avec toi et moi ensemble si je ne change pas aussitôt. Tes mots résonnent même maintenant dans mes oreilles. Et aussi le son quand tu as jeté ta tasse trop chère contre le mur. Ça, mon amie, ça m’a complètement énervé ce matin. Je ne savais pas quoi faire, ou quoi dire pour te soulager, te calmer. Mais ce moment-là je me souvenais qu’il faut te donner une réponse. Je crois que ce sera mieux pour toi et moi, si notre chemins se séparent. Là, je suis tout à fait d’accord avec toi. Tu vois, il y a les sujets où on est à l’unisson!

Une séparation, parce que pour le lendemain, notre point de vus sont complètements différents. Oui c’est vrai qu’il faut marquer tes pieds sur terre, pour que tu pourras être souvenue, et faire les choses qui te font différente que les autres…Mais moi, je pense que tout ce que l’on fait dans sa vie quotidienne sont également importantes, également spéciales. Peut-être on ne sera pas bien connu, ou on ne fera pas quelque chose de différente que la foule, mais tout ce qu’on fait, ce n’est pas banale. Ou inutile. Pour moi, j’ai les autres espoirs, mais être réussite dans la vie n’appartient pas à cette liste. Pas sûrement comment le monde compte le succès. Mais oui, J’ai envie de se faire beaucoup d’amis. Ou, peut-être voir un nouveau pays. Apprendre jouer un instrument. Hautbois. Violon…pourquoi pas? Peut-être c’est la raison pourquoi je ne suis pas encore prêt pour te marier, et je crois que je ne serai jamais. Je n’aime pas être lâché, et malgré que tu es si libre, je crois que c’est exactement ça que tu veux faire.

Tu disais d’être préparé à tout quitter un beau jour et commencer à vivre pour moi-même. Alors c’était vraiment une bonne proposition. Mais je ne veux pas quitter ma passion qui me fait rêver…je ne peux pas arrêter à écrire…il y a beaucoup de choses qui ont eu lieu ces jours-ci, et travailler dans mon métier, ça me fait penser, m’appliquer. C’est un moyen d’être créatif, pas vendre mon âme…Tu veux me voir réussir dans la vie, mais tu n’es pas prête me donner le temps. Je ne suis pas intelligente comme toi, j’ai besoin d’assez de temps pour me réfléchir changer le chemin de ma vie. Plus tu me pousses, plus je me retire. Et donc, ma chérie, il faut que je m’en aille.

Mais Nicole, n’importe quoi qu’on décide de l’avenir, je te jure une chose — je n’ai jamais pensé mal de toi ni j’aurai jamais. Pour moi, voici une personne telle spéciale, celle, qui les mots ne suffisent pas expliquer. Comme je l’appelle, elle est en fait un ange, une vraie — la plus intelligente, la plus amicale, la plus sensible, la plus souriante, avec un cœur d’or. Quand je suis avec toi, le temps n’arrête jamais — les heures semblent-ils comme les moments, sauf pendant les silences. Avec elle, on se sent en confiance toujours, elle semble une éponge qui absorbe tout et laisse rien sortir. J’avais vraiment de la chance de rencontrer une personne telle spontanée…son esprit vivant, l’indépendance personnifié…c’est toi mon amie.

J’espère que tu trouves succès, bonheur et achèves ceux que tu toujours voulais faire…Et mon amie, j’espère qu’on reste amis, et n’importe où la destinée nous emmènera, à n’importe quelle partie du monde sommes-nous, l’amitié qui reste entre nous, ne s’évanouit pas avec le temps. Parce que d’abord nous étions amis, avant tout ça, pour presque toute ma vie. Peut-être nous sommes frustrés, mais nous partageons aussi les meilleurs moments de nos vies. Ces morceaux de mémoires seront toujours très cher pour moi…trop riches pour les abandonner. Comme je t’ai dite une fois, notre vie est comme les chemins de fer. Un moment deux chemins sont côte à côte, et le prochain, on est tout seul tant qu’un autre chemin nous joindre.

Et moi? Qu’est-ce que je vais faire? Alors être tout seul…c’est la vie. Tu peux me dire le mieux…mauvais plaisanteries et les dames flirteuses. Il y auraient mes livres.

Et une chambre vide. Mais en fait, tu peux y trouver ma télé, ma laptop et mon matelas sur l’étage. Calme et toute en blanche et bleue – comme tu as trouvé la première fois quand tu étais ici. Je vais garder ma chambre exactement comme ça.

Je ne sais pas encore! Mais d’abord il faut qu’on reste amis. Seulement si tu veux la même.

Ton amour fou

Jules


De:      Charbonnier, Nicole
Date:   Mardi le 29 février 2016 22h39
À:     Paget, Jules
Objet:  Rien de plus

Cher Jules

Merci pour ta lettre. C’est original!

J’ai pas rien de temps pour lire tout ça. Mais je peux quand même deviner l’idée générale.

Entre nous, c’est pas mon ambition qui est le problème. C’est ton ego. Un ego plus grand que ton habileté, et plus compliqué par une bite qui est trop courte! Tu as bien compris que j’étais frustrée, mais pas la raison, que tu m’as jamais satisfaite au lit. Et ton insécurité a nous empêchés d’être un couple libre, que j’ai suggéré plusieurs fois. Ça crève ton ego, parler du sexe. C’est pour les gens inférieurs, moins intellectuels, non?

C’est vrai que nous étions amis il y a longtemps, mais franchement je serai ravie de te voir t’en aller. N’attends pas pour moi. C’est génial ton offre de rester amis après la rupture, mais malheureusement je décline. Je te laisserai pas le plaisir de savoir tout ce qui se passe dans ma vie. Je vais trouver qq1. Un peu normale cette fois!

C’est fini. Punkt! Amuse-toi de ta nouvelle liberté. Et bonne chance avec le violon. T’en as besoin.

Nicole.

Ecris-moi une lettre de rupture

Choisis bien tes mots, choisis les justes
Comme un artisan prend
Son temps quand il ajuste…

— Lara Fabian, La Lettre
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Politics, short story, UK

A Remoaner’s Parable for Brexit

A good friend once told me this story:

There was a devout man. He prayed to God every day and thanked him for his existence on earth. He always believed that if he was in any kind of trouble, God will help him out. And so God did. One time when his child had fever, and he prayed and prayed. The next morning his child was cured completely; he even went to school. Or the other time when he ran into debt and after praying to God, he had the dream and found an untouched scratch card lying inside a book, and he won enough money to clear his debts.

One day our devout man was working in his office. It started to rain heavily around the lunch hour. The people thought the rain would stop soon. But it carried on, and the water started to rise. The banks of the river nearby had burst, and a flash flood followed. There was a TV at the pantry area in the corner. In the middle of share price displays, there was a woman on screen with an angelic face, making an announcement that everybody should leave the area straight away. Everyone in the office packed their bags and rushed to leave the building. Everyone but our friend. He started praying, so the disaster would stop. Colleagues tried to dissuade him, but he was firm in his belief. His colleagues thought he was mad, but he knew God will help him.

Half and hour went by. The water is gushing inside the building. The devout man is still asking God to put an end to this awful weather. There was a loud honk outside. A rescue truck is rescuing stranded people to take them up to high ground. Our friend looked out of the window.

“Hey there! Come downstairs, there’s nothing to worry. The water isn’t deep. We got you”
“Thanks, but I’m fine here. God will save us. You should pray as well“
“What nonsense! Come right now, we got other people to rescue and the water is getting higher”
“God will make it all stop. You’ll see. You carry on, help the others“
“You moron!“

And the truck drove away. The man went back to his prayer. Half an hour went by. The ground floor is under a waist deep water. A big siren and flashing lights outside. A fire engine is passing by. It comes to a halt as the fireman noticed the man looking out of the office window.

“Hang in there fella, we’ll get the ladder to you!“
“I don’t need your ladder. The God almighty will soon put an end to this.“
“What a load of rubbish! Get on the ladder now. We can’t stay here long, water will get in the engine“
“You save yourself my friend. God will save me. He always had in the past“
“Good luck to you on that.“

And the fire engine went away. The man was feeling a bit anxious now. Is God not happy with him? Has he done something wrong? “I promise I will pray more, dear God! It’s just the thoughts about work and family distracted me lately. But I will, once again, be your true servant“. He started praying more feverishly. Half an hour…then an hour went by. It’s getting dark, and there is no sign of the rain to stop. The water has come up to the first floor. Our man went to the roof, so god can save him. “Ah I see. He probably wasn’t planning to stop the rain. It must be a boat, like Noah’s, that will save me. I know now why God waited for so long. He wanted the water to rise so he can send the ark“. The man suddenly felt that God hadn’t forsaken him, and he was too blind to see it. He watched out for the boat, but was disturbed by a very loud whirring noise again—

A helicopter is circling over the buildings. Our man is suddenly flooded with shining light from the helicopter. They lowered the rope ladder, to rescue the last few stranded people. A booming voice came from the copter

“ Hello there! Grab the ladder carefully and climb up inside”.

The man thought that wasn’t the way he expected the help to come. And he refused. The pilot explained that he won’t be able to come back and he must escape. But our man refused. There will be a boat soon. The helicopter flew away.

The man started praying again. Minutes went by, then an hour. The water has risen to the roof. He is standing facing the sea of water that engulfed all buildings around. He is suddenly panic-stricken. That God wouldn’t help him this time. He started wondering what sins he had committed that God is annoyed with him. The water is rising fast. It’s up to his ankles, then waist and in a few more minutes he was standing with his chest under water. He held on to the handrails, knowing it’ll all be over in a few minutes. Faces of his wife and son flashed in front of his eyes. And that all his prayers didn’t manage to move God, that was more hurtful. He felt betrayed. With water almost up to his neck, he lets out a desperate howl, “Why dear God did you abandon me? I have always been faithful to you. What have I done wrong? Please help me!“

Suddenly there was a bolt of lightning. And a few more. The dark sky was lit up with electric blue flashes. Then, as our man looked up, silhouette of a man appeared, and the God spoke,

“Fucking idiot, who do you think alerted you of the flood, and sent you the truck, fire engine and the helicopter? I thinks it’s better to have no followers than the blind ones like you!”

He disappeared in the clashing and colliding clouds. The water isn’t rising anymore. The devout man gazed at the sky, awestruck.

“I was right! My lord has saved me again. I saw his face! I’m glad I waited until the very last moment” – he thought.

And then, there was a loud sigh, then out came a big wave, and the man was washed away into nothingness. Even the God had had enough of this delusional moron.


Over 17 million people voted for Brexit out of 46 million electorate. Within the first hour of the shocking morning of the 24th June, it was clear that all the promises and dreams of claiming back the glory land was a farce. The first lifeline was the desperate call for a second referendum. The second, the utter chaos that followed in the Tory and UKIP camp, as their bunch of lies came to light one after another. Then there was the High court and the Supreme Court ruling for giving MPs a vote to trigger Article 50. There were options for a soft Brexit with access to single market and free movement. And then the vote. The final say before it was all over. And it was. Thanks to the deluded 17 million, thanks to the jokers Farage and Boris, thanks to the scheming Daily Mail and Daily Express, and finally thanks to the bloody three-line whip from Corbyn, the fucking show is finally over. There’s no more lifeline; only the grim future with a racist molester as the main ally for UK. Or possibly the only ally left. The road to perdition starts here…
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