Politics, Terrorism

Al-Baghdadi killing — the eight year counter-terrorism cycle

The news echoed on Europe 1 in the car radio, that Donald Trump claimed Abu Bakr al-Baghdadi is dead. That he died like a dog, like a coward. It brought back memories of 2nd May 2011, as I received, on my way home, a text from my classmate, with whom we were out clubbing the night before. The message is still there on my phone –

“Osama hunted down – killed”.

As we breathe a sigh of relief on the news of the assassination of the heinous criminal, who spread his reign of terror for nearly a decade, other thoughts cloud in mind. We are nearly at the end of 2019. A new US presidential election is due next year. Do you remember the year of the capture of Saddam, and assassination of Osama bin Laden? It’s 2003 and 2011. Yes, eight years apart, as is the year al-Baghdadi is killed. A year before the US presidential election. Also note, that nothing happened in 2007, or 2015, in terms of a breakthrough in fighting terrorism.

  • 2003 Capture of Saddam Hussein

  • 2004 George Bush Jr. re-elected

  • 2011 Osama bin Laden assassinated

  • 2012 Obama retains office

  • 2019 Abu Bakr al-Baghdadi terminated

  • 2020 New presidential election. Trump holds office?

This raises a question – whether the main threats to western civilisation are only killed off or captured on the year before the US presidential election, to help a president hold the office through re-election? The dates uncannily give you a déjà vu feeling. Remember the famous starting line for Obama in 2012 electoral speeches? “Osama bin Laden is dead”. Trump is many degrees less suave than Obama, and he brashly claimed, “He died like a dog”. Were they mere coincidences, or, irrespective of the political spectrum, did the previous US presidents always knew the whereabouts of America’s Most Wanted criminals? Perhaps they either turned a blind eye in the name of diplomacy or they waited until the encounters would have benefited them personally? And perhaps due to this reason, in 2007 or 2015, the previous US presidents, who were completing their full-term, did not bother?

One would rejoice to the fact al-Baghdadi is dead, considering how much blood was shed in Syria and Iraq by his jihadist supporters. On top of it, like al-Qaeda, Daesh managed to take their atrocities into Europe and beyond. Not only did their fanatical deeds cause loss of many lives, but they also made lives of Muslims, the people they were purported to be helping, more marginalised elsewhere. Sadly, the word terrorism is redefined to be Islamist terrorism these days, and Muslims are bearing the brunt of white supremacists in the US and Europe alike. It’s worse in the US, but Europe will soon follow suite. We’ll never know if that was a calculated move from the jihadist groups, to instil more anger in the Muslim communities against the state. If it was, their tactic did work, but benefiting far-right groups than Muslims, when we see a polarised Europe with the context of Islam.

So, Abu Bakr al-Baghdadi is dead. Is he actually dead? He probably is. Is his legacy dead? We’ll soon find out. His rabid supporters are now busy butchering Kurdish fighters in Syria. Once the dust has settled, we’ll know what has happened to Daesh. Does this mean anything for the extremely complicated and sensitive situation in the Middle-East? Probably it doesn’t. Al-Qaeda is still active eight years since their leader was killed. So my guess is Daesh will continue their horrific killing spree, but now that the link to the Caliphate is erased, there will be less funding. And fewer volunteers to affiliate with them. But there will probably be another leader with another group spewing their propaganda of hate and bloodbath. Daesh fighters will probably join the new group and carry on their jihad. And again, we’ll be waiting for eight more years before the US hunts the leader down. Unless, we see a decent president in the White House, who would break this eight-year jinx.

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Je suis Paris: Réflexions sur l’attaques terroristes du 13.11.15

J‘ai une connexion spirituelle avec France il y a longtemps. Comme j’ai grossi dans une ville nommée «Paris de l’Orient» pour sa richesse culturelle, pour être mieux avancé en pensées et pour avoir une joie de vivre, dès ce temps-là, j’ai ressenti un lien très fort avec Paris, et France en général. Pour moi, il y avait toujours Paris, la capitale culturelle au monde, l’acmé de maîtrise intellectuelle, la culmination de la liberté d’expression. Et il y avait le reste du monde, séparé entièrement de ma ville de rêve. Et encore, France était toujours le pays de la liberté, égalité, fraternité qui a formé la première république moderne après la révolution sanglante. Quand j’ai entendu «La Marseillaise» la première fois, j’ai remarqué comment les mots sont complètement différents que les autres hymnes nationaux. Il n’y avait aucune référence de Dieu, ni prier, ni une explication comment magnifique son pays est. Au contraire, l’hymne apparaît d’être armé jusqu’à ce que les champs soient remplis de sang de son ennemi. Première fois, ç’a semblé un peu violent, mais les mots aussi signifient le sacrifice français pendant la révolution. Sans ces sacrifices, France comme nous la connaissons aujourd’hui n’aurait pas existé. Plusieurs siècles ont passé depuis «La Marseillaise» a été écrit, mais une phrase a tout à fait reflété comment l’attentat terroriste du 13 novembre 2015 a eu lieu — «Ils viennent jusque dans nos bras/ égorger nos fils, nos compagnes…». Les événements seront écrits comme un jour noir, pas seulement pour France, mais pour l’humanité entière quand l’amour et la vie est bousculé par les mercenaires de mort.

C’est la deuxième fois quand Paris est frappé par les terroristes inconnus cette année, cachés derrière leurs visages normaux. Le visage de ces mercenaires n’était pas extraordinaire, ceux n’étaient pas marqués par symboles qui nous disent que leurs cœurs sont remplis de la haine. Au contraire, ces meurtriers peut-être semblaient toute banale, comme toi et moi, et c’est comment ils peuvent mélanger avec la foule avant qu’ils aient lancé leurs attaques. Précisément c’est une mission presque impossible quand l’on ne sait pas l’ennemi, ce n’est pas une guerre où l’on peut regarder dans les yeux des soldats et savoir lequel côté ils appartiennent.

Écritures sur une statue au près de place de la Concorde, mis pendant ma visite en Juin. Paris outragée, paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris Libéré

Mais attend! On ne se bat plus les guerres comme ça. Nous appuyons un bouton et tuons des centaines, n’importe s’ils étaient l’ennemi, les terroristes ou les citoyens innocents. Et aussi, c’est toujours le débat adopté par les fascistes…la gloire de se sacrifier protéger son pays. Ils glorifient la guerre, promeuvent la haine contre les autres humains. Après le cauchemar du vendredi soir, il y avait déjà une tendance de condamner les immigrés Syriens et aussi déclarer que l’islam est une religion barbare qui promeut violence contre les autres religions surtout chrétiennes. Tels points de vue seulement aggravent la situation, laissent les sociétés divisées en isolant les minorités. Comme les terroristes, les fascistes aussi n’ont rien à offrir pour améliorer l’humanité et seulement nourrissent de peur des citoyens. La France est en deuil et le gouvernement a promis une réplique «impitoyable», mais on ne doit pas oublier d’être vigilant contre le politique de droite, pour que la haine ne puisse plus exacerber.

Quelques rubriques transmettant la haine contre Islam. Source: Facebook page officiel des groupes de fascistes

Le terrorisme est une crise de notre époque, mais c’est plutôt comme une maladie qui a fallu éradiquer. Il faut utiliser la pouvoir dans une situation d’urgence contre les meurtriers, pour protéger les citoyens contre les attaques et les pays doivent être plus coordonnés, plus unifié. Mais avec la pouvoir militaire, la tâche sera seulement moitie faite. La lutte la plus difficile sera d’effacer l’idée du terrorisme, son existence hors des cerveaux de son poursuivant. Il faut enseigner qu’il n’y a pas aucune gloire à achever par tuer les autres humains, il n’y a pas aucune éternité après la mort. Ça sera seulement la honte, le mépris.

Le combat contre le terrorisme sera une affaire longue, dure et grave. Mais il faut rester unifié toujours, et n’oublier jamais ceux qu’on a perdus. Quant à parler sur l’atrocité en Paris, nous devons aussi commémorer aux autres qui sont morts ou blessés aux autres coins de la terre — Liban, Irak, Kenya — n’importe où ces actes se sont passés, le sang saigné était toujours rouge. Aussi, les chiffres ne doivent pas nous dire comment réagir. N’importe si c’est un ou une centaine, la vie est hors prix, et donc la perte de vie à cause de ces actes de lâche faut être commémorée néanmoins. Mais aussi, nous devons former une société vraiment basée sur les trois principes — liberté, égalité et fraternité. Personne ne doit plus être jugé selon leur peau, langue, sexe ou religion. Que l’un ait un être humain sera suffisant pour être traité avec respect, sans suspicion. Si nous pouvons intégrer tout le monde dans une société commune et leur comprenons assez, il n’y aura pas aucune religion nous séparer ou faire se battre l’un contre l’autre. Le fait que nous sommes humains, et tout le monde est pareil sera meilleur que n’importe quelle religion nous enseigne.

Alors, qu’est-ce qu’on doit faire? D’abord c’est très important que nous n’oubliions pas Beyrouth ou Baghdad, quand on pense aux vies perdues. Mais Paris a nous déjà montre le chemin! Milliers des citoyens gardant vigiles, les bougies, une pianiste joue au piano devant le théâtre Bataclan — ces images envoient un message très fort aux terroristes qui essayaient de briser Paris. Paris était frappé mais répliquée dans une manière typiquement française — d’être courageux sans violence, et donc les bruits des fusillades seront submergés par la musique, la haine sera remplacée par l’amour. La violence contre la violence ne mettra pas fin à cette épidémie, et l’on doit être ferme sur garder la liberté et l’indépendance pour tous, pas seulement pour la majorité. La guerre contre le terrorisme commence maintenant avec toi et moi. Et donc, allons-y être en deuil pour Paris, pour Beyrouth, pour Baghdad…pour chaque perte de vie clamé par les mercenaires du mort. Et allons-y célébrer la vie, célébrer la joie de vivre et se moquer de l’absurdité de fanatisme religieux. Allons-y, disons «Je suis Charlie Hebdo, Je suis Paris, Je suis Beyrouth»…

La tour Eiffel pendant notre dernière visite.
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